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Écrit par wallez   

Des opérations destruction-reconstruction de collèges sont-elles envisageables dans l'Académie ?

LES FAITS -  Dans son discours du 8 février 2008 en faveur d'une nouvelle politique pour les banlieues, le Président de la République a demandé que soient fermés les collèges les plus dégradés afin d'offrir de meilleures perspectives de réussite scolaire à leurs élèves. Plusieurs critères  sont détaillés dans la circulaire publiée dans le bulletin officiel du jeudi 11 juin. Si la dégradation du bâti est un paramètre premier pour décider d'une opération destruction-reconstruction, d'autres éléments seront pris en compte. Les premières zones éventuellement concernées sont celles du périmètre des 215 quartiers prioritaires du Plan Espoir Banlieues, dont huit à Marseille, un à Aix, un dernier sur Avignon. Les partenaires impliqués et qui doivent "décider de façon unanime" sont le conseil général, dont la construction et la maintenance des collèges sont la compétence depuis les lois de décentralisation, la préfecture, la commune d'implantation et le rectorat. Pour Janine Ecochard, vice-présidente du conseil général 13 et déléguée à l'Education, "il n'y a plus d'établissements véritablement dégradés dans le département"

http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=602:plan-espoir-banlieues&catid=56:les-articles&Itemid=70  (Texte de la circulaire, liste des zones prioritaires, article précédent)

 

Janine Ecochard, interview réalisée lors de l'inauguration des ateliers Segpa du collège Rimbaud de Marseille (voir article sur cette même page d'accueil) le jeudi 18 juin. "Il faut savoir d'où nous venons. Nous avons hérité d'un patrimoine au bâti particulièrement dégradé il y a 25 ans à l'occasion des premières lois de décentralisation. Ce patrimoine était très ancien, datant du XIXe et parfois même d'avant avec d'anciens couvents, des locaux qui n'étaient plus adaptés. Et puis il y avait toute une série de collèges construits dans les années 60-70, pré fabriqués, de type métallique, style Pailleron, ils se comptaient entre 25 et 30. Il a fallu les réhabiliter, ce que nous avons fait, soit de façon totale, soit  en processus de deconstruit-reconstruit.  Puis, nous avons fait face à la pression démographique dans certains quartiers et donc nous avons construit ex nihilo.  Enfin, par rapport à l'évolution de la pédagogie, il nous faut ajouter des salles de technologie, des équipements sportifs ou des amphithêatres, comme ici au collège Rimbaud. Nous mettons aux normes pédagogiques tous les établissements. Aujourd'hui le dernier collège métallique, celui de Vallon de Toulouse (Marseille 9e) est en cours de réhabilitation. Pour les autres, nous oeuvrons de façon permanente. Mais c'est vrai que dès qu'un collège est construit, il commence à vieillir, c'est le principe. Nous avons donc un service de maintenance quotidien, très présent pour éviter que les choses se dégradent et prolonger par l'entretien autant que possible la durée de vie de ces établissements. Enfin, nous avons eu le souci de faire baisser les effectifs surtout dans les  quartiers dif ficiles, où nous sommes à 300/350 élèves par établissement pour une moyenne, ailleurs, de 600 élèves. Nous avons anticipé les besoins, ainsi Arenc Bachas que l'on reconstruit sur un autre site, ou Arc de Meyran sur Aix. Aujourd'hui, nous n'avons plus de collèges vraiment dégradés, même si certains restent un peu inadapatés.
 
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