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Écrit par wallez   

EVS: journée d'action le 17 juin

 

LES FAITS - Dans le département des Bouches-du-Rhône, 400 Emplois de Vie Scolaire (EVS) du premier degré arrivent le 30 juin au terme de leur "contrat aidé" (trois ans), ils seront 30 000 au niveau national. Le 27 mai, une manifestation jusqu'à la préfecture de Marseille avait  eu lieu, lancée par trois organisations (Sgen-Cfdt, SNUipp-FSU, Snudi-FO).

 

Une intersyndicale Snuipp, Se-Unsa, Sgen, Unsen-Cgt, Uncevs a lancé un mot d'ordre national pour le mercredi 17.  FO, au niveau départemental, a prévu une réunion ce même jour avec des EVS.  Les syndicats dans les Bouches-du-Rhône ont demandé la tenue d'un Comité technique paritaire départemental (CTPD) premier degré sur ce dossier des précaires. Le précédent n'avait pas pu se tenir faute de quorum, le SNUipp avait convoqué  son Congrès départemental ce jour-là.

 

http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=580:syndicat&catid=56:les-articles&Itemid=70

Contenu

1. L'actu

2. Le contexte

3. Le communiqué de l'intersydicale

4. La position de FO

1. L'actu

Sur 42 500 employés de vie scolaire (EVS), 30 000 arrivent en fin de contrat. Pourtant, ils effectuent des tâches indispensables en accompagnant des enfants handicapés à l'école ou en assistant les directeurs d'école. Une intersyndicale Snuipp, Se-Unsa, Sgen, Unsen-Cgt et Uncevs les appelle à manifester le 17 juin devant les Poles emploi.

2. Le contexte

http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=568:journee-contre-la-precarite

3. Le communiqué de l'intersyndicale nationale

17 juin : les EVS se mobilisent pour dénoncer le mutisme du gouvernement*

Le 27 mai dernier, les organisations syndicales SE-UNSA, SGEN-CFDT,SNUipp-FSU, UNSEN-CGT et l'UNCEVS ont rassemblé des centaines d'EVS qui ont manifesté dans de nombreux départements et diffusé une pétition qui a recueilli plus de 60 000 signatures.
Depuis 2006, dans le cadre du plan Borloo de cohésion sociale, 42 500 employés de vie scolaire (EVS) chargés de l'accompagnement des élèves handicapés à l'école et de l'aide à la direction d'école travaillent dans les écoles. 30 000 d'entre eux seront en fin de contrat en juin prochain sans autre solution que l'inscription au Pôle Emploi.

Les rassemblements, manifestations, audiences auprès des Préfets, des autorités académiques ou responsables de l'emploi dans les départements ont permis de dénoncer une politique gouvernementale qui va laisser sans perspective d'emploi durable des milliers de salariés.

Dans le même temps, nos organisations avaient demandé à être reçues par le Premier Ministre. Il a fait le choix de ne pas nous recevoir, se retranchant derrière une question d'agenda et renvoyant la question au seul ministère de l'Education Nationale. Sollicité, ce dernier n'a pas daigné répondre à notre demande.

Quand le gouvernement sait s'émouvoir publiquement sur des plans sociaux de grandes entreprises comment interpréter ce silence ?
Doit on comprendre que 30 000 salariés de droit privé recrutés sur des contrats dit « aidés » dans la fonction publique et se retrouvant au chômage fin juin ne méritent pas que le gouvernement se penche sur leur situation ?

Ce n'est pas en refusant d'affronter la réalité que l'on élimine les problèmes. Des mesures doivent être prises pour prolonger les contrats en cours afin de permettre la mise en oeuvre de formations donnant accès à un véritable parcours d'insertion professionnelle.
Les tâches effectuées par les EVS correspondent à des missions pérennes qui nécessitent des personnels stables bénéficiant d'un statut fondant un véritable métier, une véritable formation et une rémunération décente.

Le 13 juin, les EVS seront dans les manifestations interprofessionnelles aux côtés des autres salariés.
Le 17 juin, ils se rassembleront devant les Pôles Emploi dans tous les départements pour dresser des murs de la honte. Une délégation réunissant des représentants de l'ensemble de nos organisations se
rendra à l'Hôtel Matignon et au Ministère de l'Education Nationale avec la ferme intention d'y être reçue et de déposer les pétitions
.

 

4. La position de FO

Franck Neff (secrétaire départemental): "Nous avons continué à informer et nous réunirons les EVS mercredi prochain à l'union départementale. Nous restons sur la base revendicative de "aucun personnel au chômage fin juin". Nous avons demandé une deuxième audience à M.le préfet afin de pouvoir avoir les  réponses à nos questions: en particulier que sont devenues les 3600 signatures que notre pétition avait recueillies ainsi que les 50 motions du conseil des maîtres remises le 27 mai ? Pour l'instant personne ne répond. Nous avons également demandé  une audience au recteur pour savoir s'il avait obtenu des réponses sur le sort de ces EVS. Certains se trouvent dans une situation pénible, le 30 juin, ils n'auront plus aucune ressource, en rupture financière,   le temps de se tourner vers le Pôle Emploi qui subit actuellemnet des grèves, le personnel ne pouvant plus faire faceà l'afflux des demandes en raison de la crise. Au niveau national,  la Fédération nationale de l'enseignement, de la culture, de la formation professionnelle- FO (ensemble des sydnicats de l'Education de FO) s'est adressée aux autres fédérations pour tenter de reformer cette intersyndicale afin de pouvoir demander une audience à M.Fillon" (interview réalisée le vendredi 12)

 
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