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La FCPE adopte à une large majorité un préambule à son projet éducatif
LES FAITS - Le 6 3e Congrès de la FCPE, qui s'est tenu pendant le week-end de la Pentecôte à Saint-Etienne, a adopté à une large majorité (1) un préambule au projet éducatif à venir. Recensant les grands principes généraux inspirant la philosophie éducative cette fédération de parents d'élèves qui revendique 300 000 adhérents. Le texte est le produit d'une rédaction collective, lancée dès septembre 2008, « une démarche participative authentique », mise en place « dans des ateliers d'écriture au niveau local, départemental, puis national avec va-et-vient successifs et comité de pilotage pour garantir la transparence ». La présidence de la FCPE fait état « de 100 contributions collectives ayant impliqué 600 participations de militants ». Ce programme n'avait pas une ambition refondatrice, les valeurs traditionnelles de la FCPE y sont affirmées, mais de « rendre plus accessible et lisible » l'ancien projet éducatif qui datait de 1997 et comportait plus de 40 pages. Ce document, destiné à une diffusion importante dès la rentrée, servira de « passeport » auprès des parents d'élèves. La FCPE entend confirmer ce qu'elle nomme « sa progression d'effectifs », s'étant fixé un gain de 50 000 nouveaux adhérents dans le premier degré, qui est actuellement largement occupé au moment des élections des représentants de parents aux conseils d'école, par les listes indépendantes, ne se réclamant d'aucune fédération de parents (1).
Le thème central de ce Congrès était l'évaluation y compris au bac. Le sujet est d'actualité. Aujourd'hui, mardi 2, M.Descoings, mandaté par le gouvernement, et qui a consulté la FCPE, rend public son rapport sur la réforme du lycée. Qui est très attendu par les parents d'élèves. La FCPE s'est mobilisée l'an passé contre la version de Gaudemar. Une forme de défiance s'est installée.
En 2007, lors de son Congrès de Montpellier, la FCPE avait reçu Xavier Darcos, fraichement nommé ministre de l'Education. A son entrée, des militants brandissaient des panneaux sous le nez du ministre clamant "nous n'avons pas les mêmes valeurs", mais des applaudissements avaient également fusé lors du discours ministériel. Deux ans plus tard, Saint-Etienne reflète une ambiance très différente comme l'atteste l'interview du président national Jean-Jacques Hazan qui a réaffirmé la revendication formulée par son organisation d'un véritable statut du parent élu aux conseils d'administration ou conseil d'école.
(1) 754 pour, 80 abstentions, 7 refus de vote, 5 contre - (2) Vote des délégations de l'académie Aix-Marseille : Alpes de Haute-Provence, 4 sur 4pour, Hautes-Alpes 5/5, Bouches-du-Rhône 15/15, Vaucluse 7/7
Contenu
1. Interview
2. Texte de préambule
3. Texte AFP de la matinée de clôture, lundi 1er juin
1. L'interview S'agit-il d'un texte-cadre définitif de projet éducatif ou d'un simple préambule, question posée par un intervenant avant le vote ? Jean-Jacques Hazan - Il ne s'agit pas de remplacer le texte de 1997. Nous ne renvoyons pas aux calendes grecques la formulation du projet éducatif, comme semblait le craindre le militant. Ce préambule adopté, nous allons nous attaquer à la rédaction du nouveau texte. L'ancien était trop long, nous avions besoin d'un document plus lisible, écrit de façon accessible pour tous, destiné à recenser nos valeurs et qui nous serve en quelque sorte de passeport auprès des parents qui ne sont pas encore adhérents.
La place des parents dans l'école, le décret 2006, un nouveau statut, la reconquête du primaire
Le préambule estime que le décret de 2006 a été une avancée. Totalement satisfaisante ? JJH - Non, bien entendu. C'est un texte qui n'est pas assez appliqué et qui est en soi plutôt minimaliste. Il est prévu que le conseil de classe se déroule avec les parents et dans le même temps dans le cadre de l'opération reconquête du mois de juin, menée sans concertation, il ne reste que quatre jours pour placer ces conseils de classe. Les enseignants ont besoin de toute la journée pour les mener, mais forcément sans tous les parents élus. Il y a certes plusieurs contraintes à concilier, mais la contrainte majeure nous semble être la présence des parents et on peut s'en absoudre. Nous avons alerté le ministère avec d'ailleurs le syndicat des chefs d'établissements, mais nous n'avons pas reçu de réponse, comme cela se passe de temps en temps. Donc pour vous la solution passe par un vrai statut du représentant de parent, un peu sur le modèle d'un représentant syndical. Pouvez-vous préciser et en particulier répondre à la question qui va payer pour ces heures ? JJH - La majorité des parents élus est salariée par ailleurs. Se pose aujourd'hui dans notre pays la question du statut du délégué associatif. D'autres textes viennent plus loin. L'un prévoit que nous pouvons avoir neuf jours de décharge, un texte signé par M.de Villepin indique que les fonctionnaires peuvent bénéficier d'une certaine marge de manœuvre, mais certaines administrations ne veulent pas l'appliquer et puis, il y a un petit problème, tous nos adhérents ne sont pas fonctionnaires. Pour les salariés du privé ou professions libérales si on ne trouve pas un aménagement ils ne pourront exercer leurs droits jusqu'au bout. Nous avons proposé un texte qui serait discuté à l'échelle interministérielle. Il prévoit des heures comme il y a des heures de formation continue. Il ne s'agit pas de salarier, il faut imposer les autorisations d''absence ce qui n'est pas toujours le cas et des compensations, soit en temps, soit en argent. Ce sera l'entreprise, l'employeur qui participeront à cela, il faut savoir ce que l'on veut. Soit la place des parents est un enjeu qui peut peser sur la réussite des élèves et on fait tout pour qu'ils s''impliquent et auquel cas c''est toute la société qui doit participer.Il existe suffisamment de systèmes de compensation pour les entreprises, par les impôts, en particulier, pour que l'on puisse imaginer qu'une société trouve son compte en même temps qu'elle nous permette d'exercer nos droits. Encore faut-il que le ministre estime que c'est normal de consulter les parents, pas seulement quand il a envie de les mettre en accusation, mais d'organiser ce dialogue. Et de les faire participer à des discussions multilatérales, pas simplement parents-ministère. Nous ne sommes pas dans une logique corporatiste Vous proposez, toujours dans le préambule, ce statut pour les seuls « parents fédérés ». Par ailleurs, qu'entendez-vous par cette phrase « la position d'une fédération de parents d'élèves ne doit pas être masquée par des témoignages individuels et contradictoires de parents non fédérés « ? Est-ce une réaction au constat que depuis plusieurs années , dans le primaire, les listes dites indépendantes non affiliées à une fédération , l'emportent lors des élections des représentants d'élèves au conseil d'école ? (Ndlr 68% en 2007, les chiffres de 2008 n'ont pas été communiqués, voir lien 1) JJH - La FCPE a été créée dans et pour les écoles primaires, nous devons retrouver notre place et travailler sérieusement. Il faut parler aux parents de ce dont ils besoin d'entendre parler et que l'on puisse revendiquer tout à fait clairement sur tous les sujets, aussi bien les questions des moyens en postes, et pas seulement au moment de la fermetures de classes, mais aussi sur la vie quotidienne des élèves, restauration scolaire, transports, toilettes, cartables, mal de dos. Après les élections municipales, on a lancé un certain nombre de revendications sur ces chapitres, les nouveaux maires devront nous écouter. Sur le plan pédagogique, il est nécessaire que les parents disent ce qu'ils ont à dire. On assiste quand même à une grande soustraitance pédagogique aux parents sur le plan des devoirs. Ce que l'on constate c'est que nos listes progressent, nous sommes largement au dessus de 60% dans les lycées, 50-55% dans les collèges. Dans le primaire, on est mal organisés, on ne centralise pas les choses. Nos militants sont sur des listes qui ne sont pas que FCPE dans le primaire, il est très difficile de savoir si nous sommes à 25-28 ou 30%. Il faut que les parents qui ne sont pas fédérés comprennent que la FCPE ce n'est pas l''armée avec obligation du petit doigt sur la couture du pantalon ou un parti politique. C'est une association loi 1901 de personnes qui veulent échanger sur leur métier de parents d'élèves, qui veulent se bagarrer pour l'école, pour leur enfant. Sans louvoyer, sans craindre de prendre des baffes, parce qu'il faut savoir affirmer ses positions et que le faire au niveau national, c'est bien plus difficile que d'organiser des parties de crêpes dans les écoles, mais nous aussi on aime bien les crêpes.
(1) http://www.education.gouv.fr/cid20723/resultats-des-elections-des-representants-de-parents-d-eleves-2007-2008.html
Jusqu'au pouvez-vous, voulez-vous aller au niveau de l'implication pédagogique ? Jusqu'à être associés à l'élaboration des emplois du temps comme c'est le cas dans certains pays nordiques ? JJH - J'ai l'impression que c'est ce que nous avons lancé cette année avec notre dossier sur les rythmes scolaires. Plus de 5 heures d'apprentissage par jour, c'est trop, tous les chercheurs sont d'accord sur ce point. Nous avons donc dit, cela suffit. Nous exigeons un étalement sur quatre jours et demi par semaine. Cela veut aussi dire plus de semaines dans l'année, 35 semaines de 4 jours actuellement, cela ne suffit pas. Au Danemark, ils sont à 210 jours, nous sommes à 140 en France. Nous ne demandons pas d'être alignés sur l'exemple danois, mais un compromis doit être envisagé au-delà des égoïsmes d'adultes. Car nous réclamons le retour aux 936 heures, parce que tant que l'on n'a pas changé la manière d'enseigner, on ne voit pas très bien comment nos enfants vont réussir donc qu'il y aura moins d'échecs avec moins d'heures. Avec les nouveaux programmes, on a plutôt régressé sur les méthodes. Sur l'emploi du temps, nous avons fait des propositions suivant celles des chronobiologistes et psychologues : élargissement du temps du midi, commencer un peu plus tard que 8h30, commencer par un accueil, fixer l'enseignement des apprentissages fondamentaux au moment de plus grande attention des enfants, mettre à d'autres moments les activités d'éveil. Il est important que les parents sachent des choses de ce type, ils ne le savent pas assez.
La concertation pour une école meilleure
Un des trois engagements s'implique: Nous, parents d'élèves fédérés au sein de la FCPE, nous engageons à agir en faveur d'un service public d'Education fondé sur les valeurs de liberté, égalité, fraternité et laïcité ; pour une Ecole qui respecte l'enfant dans sa globalité et forme des citoyens libres et éclairés dans une société toujours plus juste et solidaire. Quelle est la vision de la FCPE de l'école idéale ? JJH - Le problème c'est que personne ne l'a encore trouvée. Nous, à la FCPE, pensons qu'il est nécessaire de réfléchir pour qu'il y ait une autre place de l'enfant dans la société et une autre place à l'Ecole. Il est nécessaire que l'on se mette sur un terrain de respect et d'ambition pour les élèves, pour tous les élèves. Si l'on considère que tout enfant est éducable, l'Ecole ne peut se poser en expulseur. L'Ecole française souffre de son élitisme, de sa vision d'exclusion, du redoublement. On le voit dans les enquêtes internationales. Mais il n'y a pas forcément une école idéale parmi celles de l'OCDE. Certaines marchent mieux que d'autres. Sur ses résultats en Finlande, sur le respect des orientations des élèves au Québec, c'est donc variable. Et puis on ne peut pas obligatoirement transposer un schéma extérieur en France, mais on doit s'en inspirer. La France obtient de très bons résultats sur toutes les activités de mémorisation, sur les règles, mais les élèves français sont beaucoup moins forts sur la compréhension, la résolution de problèmes et ils ont une grosse défaillance, ils ne répondent pas quand ils ne sont pas certains de savoir. La peur de la note les paralyse. Or l'erreur fait partie du processus d''apprentissage. Les programmes du primaire de 2002 ont été élaborés avec soin, après des concertations qui ont duré 18 mois, on ne savait même plus où étaient les textes, à tel point qu'on se demandait s'ils allaient sortir. Ces texte ont été reconnus unanimement, on aurait pu les faire évoluer au regard d'interprétations claires et non ambigües des évaluations. Le ministre n'a pas procédé ainsi, il a tout jeté à la poubelle estimant que tout ceci était du laxisme pédagogique. Et il a recentré sur ce qui marche déjà, la dictée, la récitation, tout ce qui est de la règle et de la répétition, comme s'il s'agissait de recréer ce qui existait avec le certificat d'études et la Nation il y a 40 ans, c'est à dire faire des personnes dociles sur le marché de main d'œuvre. Or ce que la société actuelle demande, ce sont l'autonomie et la créativité. Etre capable de travailler ensemble, en groupe, de trouver des idées, prendre des initiatives. Ce n'est pas avec la récitation et les dictées que l'on va y parvenir. En France, aujourd'hui - et les études attestent ces constats- la dictée est assez mal en point, alors qu'avant, oui, on travaillait ce domaine. On a fait des études sur la fin du primaire entre 1920 et 1995, au niveau du CM2, les élèves font 2,5fois plus de fautes en dictée, mais ils sont trois fois plus nombreux à produire des rédactions plus longues, mieux construites, davantage argumentées. On a perdu sans doute, mais on a aussi enregistré des gains, peut-être que les besoins ont changé. L'Ecole a évolué, la société également. On retrouve cette dialectique sur le dossier de la violence. La société est devenue plus violente, l'école également, mais c'est à l'école que l'on doit résoudre le problème. Si on n'y arrive pas, comment sera la société de demain ? Ce n'est surement pas dans la rue que se réglera le problème, quand un automobiliste qui verra quelqu'un traverser en dehors des clous devant sa voiture en arrivera à l'insulter et parfois à la frapper. Résoudre ce problème, ne consistera pas à mettre tout le monde en prison, mais à travailler par le dialogue et l'éducation. Les portiques ne servent à rien. Comment parvenir à cette école meilleure ? JJH - Cela passe par un regard tout à fait sérieux sur les difficultés de l'école française, sur la remise en question de son modèle déterminé seulement par les classes prépas, les grandes écoles externes à l'Université. D'abord, il faut réfléchir à cela. Il faut aussi remettre en chantier ce qui est le respect de l'élève dans son orientation et dans ses choix. A part le dire, on ne le fait pas. J'ai bien entendu le président de la République dire qu'il faut davantage d'orientation active, mais les mesures qui sont prises ne correspondent pas à ces déclarations. Quand on dit que c'est tout le monde en bac pro 3 ans et que les BEP ne seront qu'une sous certification, on s'intéresse à ce que vont devenir les jeunes ? Le gouvernement ne semble plus s'intéresser qu'à un public, les 50% de la tranche d'âge qu'il veut conduire à bac plus trois. S'il peut réduire les coûts de formation des autres 50%, il semble prêt le faire. Mais cela demande une réflexion sur ce que l'on attend de l'école, reprendre un cadre similaire à celui mis en place en 2004 pour le grand débat (Ndlr commission Thélot) qui n'a malheureusement donné que la loi Fillon. Des dizaines de milliers s'étaient alors retrouvés dans les écoles de France. Il y a d'autres manières de travailler que le face-à-face et cela donne d'autres résultats. On le voit avec la maternelle, cela marche plutôt bien, non, 95% des Français en sont satisfaits. Jamais je n'aurais consenti que mon fils saute une classe en maternelle, pour rentrer plus vite dans ce que j'appelle l'usine. La maternelle, c'est là qu'il y a le jeu et la pédagogie dans un cadre scolaire où on donne les outils à l'enfant pour qu'il développe son autonomie. Est-ce que l'on fait cela dans les collèges ? Il y a besoin de moyens et il faut arrêter de penser que l'on donne trop en France. Depuis 1997, les dépenses dédiées à l'éducation n'ont fait que baisser alors que la moyenne OCDE n'a fait que croître. Tout compris, avec ce que dépensent les parents, nous étions à pratiquement 7%, nous sommes en dessous de 6%.
Pour la FCPE, Xavier Darcos n'emprunte pas les bonnes pistes...
JJH. Les programmes du primaire de 2002 ont été élaborés avec soin, après des concertations qui ont duré 18 mois, on ne savait même plus où étaient les textes, à tel point qu'on se demandait s'ils allaient sortir. Ces texte ont été reconnus unanimement, on aurait pu les faire évoluer au regard d'interprétations claires et non ambigües des évaluations. Le ministre n'a pas procédé ainsi, il a tout jeté à la poubelle estimant que tout ceci était du laxisme pédagogique. Et il a recentré sur ce qui marche déjà, la dictée, la récitation, tout ce qui est de la règle et de la répétition, comme s'il s'agissait de recréer ce qui existait avec le certificat d'études et la Nation il y a 40 ans, c'est à dire faire des personnes dociles sur le marché de main d'œuvre. Or ce que la société actuelle demande, ce sont l'autonomie et la créativité. Etre capable de travailler ensemble, en groupe, de trouver des idées, prendre des initiatives. Ce n'est pas avec la récitation et les dictées que l'on va y parvenir. En France, aujourd'hui - et les études attestent ces constats- la dictée est assez mal en point, alors qu'avant, oui, on travaillait ce domaine. On a fait des études sur la fin du primaire entre 1920 et 1995, au niveau du CM2, les élèves font 2,5fois plus de fautes en dictée, mais ils sont trois fois plus nombreux à produire des rédactions plus longues, mieux construites, davantage argumentées. On a perdu sans doute, mais on a aussi enregistré des gains, peut-être que les besoins ont changé. L'Ecole a évolué, la société également. On retrouve cette dialectique sur le dossier de la violence. La société est devenue plus violente, l'école également, mais c'est à l'école que l'on doit résoudre le problème. Si on n'y arrive pas, comment sera la société de demain ? Ce n'est surement pas dans la rue que se réglera le problème, quand un automobiliste qui verra quelqu'un traverser en dehors des clous devant sa voiture en arrivera à l'insulter et parfois à la frapper. Résoudre ce problème, ne consistera pas à mettre tout le monde en prison, mais à travailler par le dialogue et l'éducation. Les portiques ne servent à rien.
Le thème du Congrès portait sur l'évaluation. Une des difficultés possibles est qu'elle peut être un obstacle à la valeur nationale des diplômes, rejoignant en cela la crainte de certains enseignants sur l'autonomie des établisements... JJH - Oui, nous avons mis en place un atelier sur le contrôle continu, sur le contrôle en cours de formation etc...Cela nous intéresse mais il faut se demander effectivement jusqu'où on peut instiller ce genre de formule sans toucher au caractère national. Nous restons partisans d'un diplôme national, le bac premier diplôme universitaire, avec l'Etat seul organisateur, ce qui n'est pas forcément le cas. Au bac, on n'évalue pas tout, en particulier pas la capacité à mener des TPE (Travaux personnels encadrés). Cette idée est une véritable piste pour la réforme des lycées. Mais elle est regardée aujourd'hui simplement comme une dépense supplémentaire. On les a laissés en première un petit peu et c'est tout. Or c'est dès l'entrée du lycée qu'il faudrait les mettre en place. Plus d'autonomie et plus de travail,mais pas obligatoirement à la maison, seul. Nous demandons d'abandonner cette croyance que l'enseignement se résume à des cours magistraux et des devoirs à la maison. Il faut des travaux dirigés, des travaux pratiques, comme il en existe à la fac, mais que ces pratiques soient encadrées par des enseignants et non par des pions. Il faut un travail de groupe, et encadré, la philosophie des TPE. Il faut donc réduire plutôt les cours magistraux et les devoirs à la maison. Les adultes travaillent 35 heures et il faudrait que les mômes bossent 42/43 ? Ce n'est pas parce que les jeunes n'ont pas de salaire qu'ils n'ont pas droit à une certaine protection sociale. On leur demande de travailler 3 heures de plus après les cours, un peu plus le week end et au conseil de classe, on entend des critiques du genre lui , il ne travaille pas assez. Il faut transformer le regard et la pratique. Le problème de la réforme du lycée, actuellement en discussion, c'est qu'on nous sort un projet en disant il faut le faire très vite. On ne va pas sacrifier une génération d'enfants, on ne fait pas une réforme pour un an, on la fait pour 20. L'expérimentation dans les lycées, demandée par M.Darcos, ne vous satisfait pas ?
JJH - Il n'est pas question de laisser M.Darcos faire rentrer par la fenêtre des projets que nous avons jetés par la porte. Pour nous, c'est niet. On réflechit sérieusement. Soit on nous fait le coup de « j'ai réfléchi seul dans mon coin, je vais imposer », soit on concerte sérieusement. Pas deux par deux, tous ensemble. Vous rejetez donc l'expérimentation dans les 123 lycées ? JJH - C'est de la com pure et simple. Un de ces 123 expérimente des parcours différenciés, un autre les TPE, en fait ce sont tous des établissements qui ont dans leur projet d'établissement des éléments permettant d'organiser un peu autrement le travail. Cela n'a rien à voir pour l'essentiel avec le projet Darcos. C'est de la poudre aux yeux pour montrer que son projet était merveilleux, la preuve, des lycées l'appliquent. Mais on achète les résultats, c'est un peu détestable, en donnant des postes supplémentaires à ces établissements. On parle d'une réforme, pas d'un marchandage. On nous a dit, on reprend tout à zéro, donc on le fait Même les points de convergence ? JJH - Tout le monde était d'accord pour les signer, nous on nous a pas donné le droit de les signer, on ne peut pas repartir de cette étape-là. Nous repartons du moment où le ministre ne voulait pas discuter avec la FCPE, qui représente quand même plus de 60% des parents. Nous avons, malgré toutes nos difficultés et nos faiblesses, 1,6 million de voix dans les établissements. Mais M.Darcos, en grand démocrate, peut considérer que cela ne représente rien. Vous avez été davantage associés cette fois quand même ? Ce coup-ci, c'est différent, c'est tout. Il y a eu deux réformes dont on ne sait si elles sont complémentaires ou concurrentes d'ailleurs qui ont organisé des consultations, pas de la même manière d'ailleurs. La commission parlementaire avec MM Durand (Ps) et Apparu (UMP)a convié les partenaires à l'Assemblée nationale pour que chacun puisse dire ce qu'il avait à dire. La méthode est honnête, je ne parle pas du contenu, on aborde à peu près tout, on ne se bride pas. Le rapport a repris des choses que nous défendons, en particulier le regard global à avoir au-delà du socle commun et de la 3e. La politique de tri dans le lycée est à regarder, la réforme du bac pro est une catastophe, surtout en temps de crise majeure comme celle que nous traversons. Le seul rempart contre le chômage c'est le diplôme et l'école. Ce bac pro prend le risque qu'un ceriaan nombre de jeunes sorte avec aucun diplôme. Le gouvernement argue que la réforme multiplie les CAP pour éviter ce danger.... JJH - C'est faux, les CAP n'existent quasiment plus, ils sont réservés à une tranche de population que ne peut rien faire d'autre. Le monde industriel ne pourra plus vouloir des CAP tels qu'ils sont conçus parce qu'on organise leur déqualification. Quant aux BEP, si c'est une sous qualification du bac pro 3 ans, je ne donne pas cher de leur avenir dans les conventions collectives. Nous avons dit à M Apparu mais aussi à M.Descoings que la vision globale doit s'exercer après la 3e. Et arrêter de se demander combien ça coûte mais aussi combien ça rapporte. La réalité est que dans un an, il y aura 1 million de chômeurs de plus, et combien de jeunes dans le lot ? 500 000, plus les 200 000 que nous avons. Cela représente une classe d'âge, ils disent qu'ils ne veulent pas sacrifier une classe d'âge sur l'autel de la réforme du lycée, c'est plutôt raté.. La méthode Descoings .... Très différente, il a pris son petit cartable et il est allé voir les partenaires chez eux, il est venu chez nous. Nous avons eu le même discours avec lui qu'avec M.Apparu. Nous verrons bien ce qu'il va dire mardi (Ndlr aujourd'hui)
2. Le texte du préambule
Ambitions FCPE Des couleurs pour l'école Ce document « Ambitions FCPE » a été élaboré de manière collective. Il est le fruit du travail d'ateliers d'écriture organisés au cours de l'année scolaire 2008-2009. Ces ateliers ont bénéficié de la participation active de nombreux militants FCPE aussi bien au niveau national, que départemental et local, avec des va-et-vient successifs. Une égale importance a été accordée à toutes les contributions, qu'elles émanent de conseils locaux ou bien d'ateliers composés d'administrateurs départementaux ou nationaux. L'objectif assigné à ces ateliers était de rechercher des formulations qui fassent consensus, des convergences fortes au sein de notre Fédération et capables de traduire nos ambitions pour l'Ecole et la République. Cette démarche de co-construction pas à pas excluait donc les contributions individuelles. Ce texte est le résultat d'une centaine de séances d'écriture collectives qui ont réuni plus de 600 participations de militants. Il proclame les ambitions collectives de la FCPE. Dans le texte, l'usage du présent ne décrit généralement pas l'Ecole (au sens de l'Education nationale) telle qu'elle est aujourd'hui, mais telle qu'elle est souhaitée par la FCPE.
L'enfant, l'Ecole, la société Nous, parents d'élèves fédérés au sein de la FCPE, affirmons que les rapports entre l'enfant, l'Ecole et la société doivent répondre aux principes fondateurs de la République. L'Ecole doit transmettre des valeurs communes, au premier rang desquelles la liberté, l'égalité, la fraternité et la laïcité. Le principe de gratuité reste fondamental. Nous affirmons que l'enfant est au centre du système éducatif. L'Ecole publique développe l'esprit critique et la curiosité pour former des citoyens qui contribuent à la construction d'une société solidaire, démocratique et respectueuse de l'environnement. Au- delà des savoirs qu'elle transmet, l'Ecole apporte à tous des repères et des moyens pour vivre en société : s'exprimer, analyser, comprendre, construire avec d'autres sur la base des savoirs acquis. L'élève à l'école, au collège, au lycée, reste avant tout un enfant, un adolescent, un adulte en devenir. Un des objectifs est d'amener l'enfant à découvrir et développer ses potentialités. L'Ecole fournit à chaque élève les outils pour apprendre à apprendre. En même temps, elle l'aide à mieux se connaître et à élargir ses capacités et ses facultés d'adaptation, à être acteur de son développement personnel. Dans ce cadre collectif d'apprentissage, l'enfant doit être respecté comme individu : dans sa personnalité, dans son histoire personnelle et culturelle, dans ses différences (dont éventuels handicaps, etc...), dans ses rythmes, dans son développement. Le temps d'école, certes important, n'est qu'un des temps de la vie des enfants. Le système éducatif doit, d'une part, tenir compte de l'évolution de l'élève en fonction de son âge et de ses rythmes chronobiologiques et, d'autre part, tenir compte des mutations de la société. L'Ecole républicaine instruit et contribue à éduquer et socialiser. Elle permet d'acquérir des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être et des outils méthodologiques. Elle favorise aussi la découverte de la vie culturelle, artistique et sportive. L'Ecole assure l'éducation à l'orientation et la découverte du monde du travail et des métiers. La FCPE considère que l'accès au sport et à la culture doit être, comme la scolarité, gratuit pour tous les élèves (musique, arts plastiques, théâtre...). Pour ouvrir les élèves au monde, il est primordial de les initier au questionnement afin qu'ils développent leurs capacités de réflexion, qu'ils goûtent tôt à la philosophie, aux langues, aux sciences, à la culture et aux arts, aux approches des sciences économiques et sociales. L'Ecole amène les élèves à comprendre, à s'approprier et à respecter les règles communes permettant la vie en société : elle favorise le développement de leur esprit critique afin qu'ils deviennent des citoyens libres et éclairés. A travers l'éducation donnée à l'Ecole, l'élève découvre des repères communs, un ensemble de connaissances relatives à notre société et au monde qui nous entoure, des valeurs communes. Lieu d'apprentissage collectif, l'Ecole intègre par ailleurs la diversité comme source d'enrichissement mutuel. Lieu de vie, l'établissement scolaire valorise la curiosité ; il cultive l'envie d'apprendre et donne le goût de l'investissement au service de la collectivité ; il éduque à la citoyenneté et favorise l'apprentissage de la pratique de la démocratie. La société, en particulier à travers l'Ecole, protège les enfants dans le respect de l'ordonnance de 1945. La responsabilité de l'enfant ne peut être engagée au même niveau que celle des adultes. L'évaluation doit souligner la réussite et non l'échec afin de valoriser la progression, le développement de l'enfant : l'erreur participe aussi à la construction de la réussite. Il importe de « positiver » l'expérience.
Parents d'élèves, parents fédérés et communauté éducative Nous, parents d'élèves fédérés au sein de la FCPE, défendons de fortes convictions dans notre volonté d'être des parents d'élèves actifs, dans notre volonté de proposer aux parents de se regrouper au sein de notre fédération, et dans notre conception de la communauté éducative dans laquelle nos enfants effectuent leur parcours scolaire. Nous défendons aussi l'exigence du respect individuel et collectif des parents d''élèves. La consolidation des liens entre enfants, parents et école apporte un cadre sécurisant et rassurant pour l'enfant dans ses apprentissages. Pour nous, l'accompagnement de la scolarité des enfants par les parents se réalise en partenariat avec les acteurs du système éducatif. Aussi demandons-nous que l'obligation du dialogue avec les parents soit inscrite dans la définition des missions des enseignants et qu''elle soit prise en compte dans leur formation. Nous, parents d'élèves, faisons partie de la communauté éducative aux côtés de tous les acteurs intervenant dans le cadre scolaire : personnels de l'Education nationale - enseignants ou non enseignants - personnels et élus des collectivités territoriales. Ensemble, nous participons à la coéducation. A ce titre, chacun intervient auprès des enfants en fonction du contexte dans lequel ces derniers évoluent et de leur niveau de développement. Faire vivre ce principe de coéducation suppose que chacun soit conscient de sa place et de celle des autres acteurs de la communauté éducative. Cela implique d'informer les différents membres de cette communauté de leurs droits et devoirs respectifs, de les former à leurs fonctions, ainsi que d'évaluer les pratiques de mise en œuvre. L e représentant de parents d'élèves dépasse ses seuls intérêts particuliers immédiats pour prendre en compte les intérêts de tous les enfants. Les parents d'élèves fédérés sont des bénévoles qui apportent au système scolaire un regard de parent citoyen. La loi d'orientation de 1989 et le décret d'août 2006 reconnaissent et définissent la place des parents d'élèves dans la communauté éducative. Pour nous, c'est une avancée quant à la reconnaissance de notre implication dans le système éducatif, mais nous revendiquons néanmoins un véritable statut du représentant de parent fédéré, qui, au-delà du Code de l'Education, soit inscrit dans le Code du travail et le Code civil et bénéficie de moyens pour assurer ses missions. Nous réaffirmons la nécessité d'existence des associations de parents d'élèves fédérées à l'échelon national et oeuvrant pour une réelle participation des parents d'élèves dans la communauté éducative. Chaque parent d'élève a la possibilité de joindre ces associations au sein de l'établissement fréquenté par ses enfants. Nous proposons l'adhésion à tous les parents. Notre travail d'information et l'expression de nos convictions y contribuent. Il appartient à notre Fédération d'occuper pleinement sa place. Elle ne doit pas se contenter du rôle que l'institution veut bien lui concéder. La FCPE se veut une force d'information, de formation, de réflexion, de représentation et de propositions. Elle exerce un rôle de médiation. Elle est un interlocuteur privilégié et un acteur de la vie politique locale pour tous les aspects ayant un impact sur la scolarité des enfants (contrats éducatifs locaux, projets de réussite éducative...). La position d'une fédération de parents d'élèves ne doit pas être masquée par des témoignages individuels et contradictoires de parents non fédérés. Toutes nos actions et propositions sont en accord avec nos valeurs. C'est pourquoi lorsqu'il le faut, nous savons nous opposer à la vox populi.
Pour un service public d'éducation ambitieux et des politiques publiques renforçant la cohésion sociale Nous , parents d'élèves fédérés au sein d e la FCPE, sommes porteurs d'une conception ambitieuse du service public d'Education nationale. Nous revendiquons des politiques publiques fortes capables de renforcer la cohésion et les solidarités sociales. Celles-ci doivent contribuer à ce que le service public d'Education assure ses missions et son rôle d'ascenseur social. De la maternelle jusqu'à l'obtention des diplômes, l'Ecole est un investissement pour l'avenir. Une société qui croit en l'avenir se doit d'être ambitieuse pour son Ecole et susciter un élan novateur pour la formation de citoyens responsables et acteurs dans une société solidaire et humaniste. L'Ecole publique, gratuite et laïque doit être une des premières préoccupations de la Nation. Celle-ci a la charge d'assurer une éducation de qualité pour tous les enfants présents sur le territoire national dès l'âge de deux ans à la demande des parents, et au-delà de 16 ans dans la mesure où le jeune le souhaite. Les politiques de l'Education nationale garantissent l'égalité d'accès au savoir et à une offre de formation de qualité sur l'ensemble du territoire pour tous les enfants et les jeunes, quels que soient leurs origines, leur culture, leur vécu et leur environnement. Ils ont un égal droit à la formation et accès à tous les examens. Les programmes et les diplômes doivent être nationaux. Nous réaffirmons que les financements publics doivent être uniquement destinés aux établissements publics pour financer un service public d'éducation de qualité. L'information sur l'orientation doit rester du domaine public. Nous refusons la marchandisation, ainsi que l'externalisation de la prise en charge des difficultés scolaires. Les élèves « en décrochage » doivent pouvoir réintégrer le système scolaire à tout moment. L'école doit être son propre recours. L'Etat finance l'Education nationale. Il fixe les objectifs précis des politiques éducatives. Il reste le garant de l'harmonisation et de l'égalité sur l'ensemble du territoire. L'égalité de traitement scolaire est partout assurée grâce à l'instauration d'une péréquation pour le financement du service public d'Education nationale. L'Etat et les collectivités locales définissent, en concertation et en cohérence, dans le seul intérêt des usagers, les prestations et actions qui, dans le cadre de leurs compétences et du service public de l'Education nationale, répondent aux besoins et/ou contribuent à l'épanouissement de l'élève : restauration, conditions d'accueil dans les établissements, voyages et classes transplantées, accès à la culture, activités périscolaires. Les politiques éducatives auront d'autant plus d'efficacité sur le plan de la mixité sociale et de la lutte contre les inégalités qu''elles trouveront un écho dans les autres politiques publiques.
Nos trois engagements collectifs Nous, parents d'élèves fédérés au sein de la FCPE, nous engageons à agir en faveur d'un service public d'Education fondé sur les valeurs de liberté, égalité, fraternité et laïcité ; pour une Ecole qui respecte l'enfant dans sa globalité et forme des citoyens libres et éclairés dans une société toujours plus juste et solidaire. Nous, parents d'élèves fédérés au sein de la FCPE, nous engageons à exercer notre vigilance, notre droit d'alerte, et à être toujours plus une force de proposition et de rassemblement au service de la réussite de tous. Nous, parents d'élèves fédérés au sein de la FCPE, nous engageons à respecter et à promouvoir les valeurs et principes développés dans cette déclaration solennelle.
3. AFP (compte rendu de la matinée de clôture)
La FCPE dénonce les "suppressions de postes qui mettent en danger l'école"
La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE, première) a clos son 63ème congrès, lundi à Saint-Etienne, par une mise en garde contre les "suppressions de postes qui mettent en danger l'école".
Au terme de trois jours de congrès, le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan, a dénoncé "l'attaque frontale déjà entamée par le gouvernement contre l'école primaire", évoquant "des dispositifs précaires de rattrapage pour se faire une petite virginité alors que l'on supprime tous les moyens de l'Ecole".
Devant quelque 500 participants, il a en outre critiqué les "attaques contre les activités proposées aux élèves en dehors du temps scolaire", sport, activités musicales, pratique des arts à l'école, qui aboutissent, selon lui, à un "recentrage sur le primaire rudimentaire".
Jean-Jacques Hazan a appelé son auditoire à une "mobilisation forte qui dénonce les attaques libérales du système actuel", les invitant à participer aux "Assises de l'éducation" organisées le 6 juin à Paris par plus de 30 organisations.
Quatre motions ont été adoptées à l'issue de ce congrès, invitant notamment "tous les maires à inscrire les enfants dès deux ans en école maternelle pour les parents qui le souhaitent".
Les autres motions expriment l'opposition de la FCPE à "la suppression des BEP et la généralisation des bac pro en trois ans" et réclament "l'arrêt du fichage généralisé des enfants et de leurs familles", assurant que "l'éducation est une droit pour tout enfant et tout jeune majeur vivant sur notre sol".
Dimanche, ses militants présents à Saint-Etienne avaient adopté un manifeste rédigé collectivement et baptisé "Ambitions FCPE: Des couleurs pour l'école".
Cette déclaration, qui pose les bases d'une actualisation des principes éducatifs de la fédération, arrêtés en 1997, vise à "redonner aux parents le goût de se battre pour l'école".
Plutôt marquée à gauche, la FCPE qui revendique "plus de 300.000 adhérents", est arrivée en tête des élections à l'automne dernier, avec 17,81% des voix dans les écoles (2,73% pour la Peep), et 53,38% dans les collèges et lycées (16,46 pour la Peep), selon les chiffres du ministère de l'Education.
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