Congrès FCPE 13 PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par wallez   

La FCPE 13 lance un tarif à 7 euros pour les nouveaux adhérents à la rentrée

LES FAITS - La FCPE 13 a tenu son Congrès annuel à Miramas samedi 16 mai. Il a été constaté une stabilité des adhésions alors qu'au niveau national, la première fédération des parents d'élèves enregistre une hausse de 50 000 cartes pour atteindre cette année 300 000 adhérents. LA FCPE 13 va lancer à la rentrée un tarif à 7 euros pour les nouveaux adhérents et le président Patrick Flory, qui a été réélu, proposera une généralisation de la formule au Congrès national qui se tient à Saint-Etienne dans 15 jours. Il a été enregistré  une modification de la composition sociologique des adhérents et la déshérence de certains secteurs, surtout le premier degré, laissé à des représentants autonomes, sans affiliation à une fédération. Les trois commissions ont travaillé sur le rôle des parents dans le système scolaire et il a été regretté un "fossé entre la circulaire et le décret 2006 sur les droits des parents" et la réalité du terrain. M.Flory a insisté sur l'anomalie de conseils de classe, d'administration voire d'école tenus en journée, malgré les recommandations réglementaires, pénalisant les parents élus qui doivent pour siéger prendre sur les RTT ou congés. Le président de la FCPE 13 a brandi la menace d'un recours devant le Tribunal administratif si des parents lésés  le sollicitent.

Gérard Trève, l'inspecteur d'académie, présent à un Congrès de la FCPE 13 pour la première fois et avant de prendre sa retraite en fin d'année, a déclaré "avoir envoyé une circulaire" à tous les chefs d'établissement pour leur rappeler les termes du décret, rappelant qu'on peut convoquer un conseil de classe un samedi. Le haut fonctionnaire a répondu aux questions d'ordre général des adhérents, donnant des informations concrètes sur des ouvertures de classes à horaire aménagé danse, musique, théatre à Istres, Martigues et Marseille.

La FCPE 13, dans la motion votée, a confirmé les grandes orientations, en particulier sur la réforme du lycée dont la nouvelle mouture devrait être présentée en fin de mois par Richard Descoings, chargé de mission.  Et donne rendez-vous à ses adhérents le 26 mai et 13 juin pour deux journées de protestion contre la politique gouvernementale

 

CONTENU

1. Interview de Patrick Flory, président sortant et réélu

2. Réponses de M.Trève, inspecteur d'académie et Mme Ecochard, déléguée conseil général aux questions des adhérents

3. Certains parents élus sont-ils empêchés de siéger malgré le décret et la circulaire de 2006 ? Précisions de MM.Trève, Flory et Christophe Doré, secrétaire départemental SNUipp

4. L'information: création de classes à horaire aménagé, danse, théatre, musique à Istres, Martigues, Marseille

5. Ils ont dit, autres participants

6. Annexes. Motion, votes des rapports, élection de 12 représentants au conseil d'administration

 

1. INTERVIEW, P.Flory, président FCPE 13

La tonalité de ce Congrès ?
PF
- D'avis général, a présidé une énergie, une volonté d'avancer différentes avec en particulier un gros travail dans les trois commissions (1). Les participants ont manifesté le souhait de poursuivre les travaux ultérieurement dans l'année sur les thèmes proposés, estimant que le temps imparti deux heures) était trop court. Un premier compte-rendu de synthèse sera élaboré lors du prochain conseil d'administration et mis en ligne sur notre site (voir lien sur notre colonne de droite en page d'accueil)
Pourtant nous avons constaté une baisse de l'assistance en début d'après-midi...
PF
- J'y vois l'effet du résultat des élections (1). Nous avons eu une campagne assez mouvementée, un groupe d'adhérents marseillais ayant souhaité donner une direction différente que la majorité a refusé.
Après une baisse, le nombre des adhérents a augmenté au niveau national de 50 000 unités pour atteindre 300 000 après une baisse . Où en est-on au niveau départemental ?
PF -
Nous sommes dans la stabilité. Nous avions moins connu la baisse, parce que nous étions à un niveau haut (Ndlr sur le ratio adhérents/nombre total de parents). Nous ne vivons pas de hausse pour l'instant.
Vous avez exposé que vous alliez mettre en place un tarif dit « promo adhésion « ..
PF -
A 7 euros, dès la rentrée et à l'attention des parents qui adhérent pour la première fois. Certains départements ont expérimenté cette formule et j'ai l'intention d'en demander la généralisation dans quinze jours lors du Congrès national de Saint-Etienne. Nous espérons que cette initiative contribuera à augmenter le nombre des familles adhérentes. La FCPE doit s'adapter à la nouvelle sociologie des parents. Aujourd'hui l'adhésion à une association comme la nôtre est moins évidente qu'il y a deux ou trois décennies. Nous devons nous réimplanter dans certains secteurs qu'on avait laissés
Un communiqué national demande effectivement de faire un effort sur le premier degré. Les résultats des élections des représentants aux conseils d'école confirme la présence des ces listes dites indépendantes constituées de parents non affiliés à une fédération
PF
Nous avions mis en place ce travail dans les Bouches-du-Rhône avant la demande formulée au plan national. Nous souffrons effectivement de l'encouragement prodigué par trop de directeurs d'écoles pour promouvoir des listes dites indépendantes, je n'aime pas le terme, car elles ne sont pas en fait indépendantes. Ces directeurs préfèrent les parents « café-brioches » aux parents FCPE qui posent des questions qui gênent.
A la fin du mois, M. Descoings va rendre ses conclusions sur la réforme du lycée. Envisagez-vous une action si elles ne sont pas conformes à vos souhaits ?
PF
Il faudra attendre la rentrée, car nous sommes dans une période-charnière, les parents ne sont pas chauds pour mener des actions qui pourraient nuire à la tenue des examens. Mais dans la démarche nous sommes déjà hostiles. La méthode d'aller voir un établissement par département pour la consultation s'est avérée superficielle. Le président départemental de la FCPE 13 n'a pas été invité une seule fois dans les établissements visités. Même chose pour mon collègue de la FCPE 83. Au niveau national, notre président a été reçu après avoir sollicité à plusieurs reprises, mais nous ne pouvons pas dire que nous avons consultés comme de vrais partenaires du système éducatif.
Et lors de la précédente mouture ?
PF
Nous avions été davantage consultés par le recteur de Gaudemar. Son projet contenait de bonnes idées, mais la proposition du ministre était différente de celle qu'avait soumise le recteur de Gaudemar. Il y avait mis sa patte, et c'est contre cette ingérence que nous nous sommes élevés.
Et l'expérimentation menée dans sept lycées de l'académie ?
PF Je suis hostile parce que nos enfants ne sont pas des cobayes. Ni des souris blanches.

Les thèmes des trois commissions: N°1 : Quels « services » la FCPE 13 peut-elle apporter aux parents ?
N°2 : Que peut apporter la présence des parents dans l'amélioration du système éducatif ?
N°3 : Rôle des parents dans les instances éducatives ?

2. Questions des adhérents

La semaine de quatre jours.
M.Trève. « Jamais, dans aucun texte, il n'a été question de mettre en place une semaine de quatre jours. Ce qui a été demandé par le ministre, c'est la suppression des classes du samedi matin. Nous avions une forte demande sociale pour que la vie de famille soit une priorité ce jour-là. L'alternative était double, soit une semaine de quatre jours, soit un transfert du samedi matin au mercredi matin. Comme cela existait dans un certain nombre de communes. Les représentants de la FCPE m'ont souvent entendu tenir ce discours, je suis très hostile personnellement à la semaine de quatre jours pour des raisons pédagogiques. Tous les partenaires ont été consultés, et dans le département une unanimité semblait se dégager pour la semaine de quatre jours. Ce qui n'empêche pas une commune sous réserve du respect des procédures de  faire marche arrière. La semaine de quatre jours et demi présente de grands avantages pédagogiques. Elle permet de réduire la durée de chaque journée, cinq heures et quart sur quatre jours soit 21h, un mercredi matin à 3 heures, le soutien peut prendre place sans trop de difficulté
La question des Rased
M.Trève. « Je voudrais replacer la question dans un contexte historique. Avant les Rased, existaient des structures que l'on nommait les GAPP, groupes d'aide psycho pédagogique, créées dans les années 60 quand on s'est aperçu que l'on avait des élèves en très grande difficulté pour lesquels les méthodes habituelles de remédiation ne suffisaient pas. Ces GAPP étaient composés de psychologues scolaires, de rééducateurs de psychopédagogie (RPP), de rééducateurs de psychomotricité (RPR). Ces GAPP ont fonctionné jusqu'à la fin des années 70 où l'on s'est rendu compte que leur fonctionnement ne donnait pas satisfaction. Les Rased ont été créés fin des années 80 avec les psychologues, les maitres de soutien (dits maîtres E), les maitres de réadaptation (maîtres G). Le nombre a peu évolué pendant dix ans. Mais à la fin des années 90, un rapport de l'inspection générale s'est avéré critique en particulier sur un point, l'élève en difficulté était retiré de la classe et il était un peu plus déconnecté quand il retournait dans sa classe. Ce rapport avait fait couler pas mal d'encre. Mais rien n'a évolué et au contraire 3000 postes supplémentaires ont été créés en une décennie au niveau national. Les critiques en revanche persistent,  le ministre a engagé une réforme. Il n'y a pas suppression, il y a réduction, dans le département il y avait 300 postes, il en restera 250. Le ministre a souhaité que la difficulté soit traitée avec l'élève restant dans la classe selon des méthodes différentes. Nous voulions faire la différence entre la difficulté légère et celle plus lourde. Le soutien individualisé a été par ailleurs mis en place, ces trois heures prises en charge par le maître pour régler la difficulté légère. Une parte de postes supprimés ont d'ailleurs été utilisée en poste de sur nombre dans les écoles, un maitre de plus qu'il y a de classes. C'est une démarche que nous avons mise en place depuis un certain nombre d'années dans les Bouches-du-Rhône. Deux maîtres co interviennent dans une même classe, l'un prenant en charge les élèves en difficulté. Cette stratégie va se trouver renforcée.

Le problème du remplacement des enseignants de primaire et maternelle
M.Trève. «
Dans le premier degré, les brigades de remplacement constituent une formule très ancienne. Ce sont des enseignants dont la mission consiste à remplacer des collègues absents. Ils ont exactement la même compétence que les autres, le recrutement est identique. Pour déterminer le nombre, nous nous fondons sur des analyses statistiques d'absentéisme moyen de l'année précédente. En début d'année, quand il n'y a pas d'épidémie de grippe, des brigadiers puevent être en sur nombre, en février, cela peut être l'inverse. Nous recevons alors des lettres de parents mécontents que les remplacements n'aient pas effectués et nous comprenons fort bien cette réaction. Mais nous ne pouvons dimensionner le nombre de brigades en nous fondant sur le moment de l'année où il y a le plus d'absents car alors un grand nombre de remplaçants ne serait pas utilisé une partie de l'année. Par ailleurs, nous avons dans ce département, un taux plus grand d'absentéisme pour diverses raisons, en particulier en raison de congés maternité plus nombreux. Les taux de remplacement sont très bons, proches de 90%,mais il existe des cas particuliers où l'on ne peut assurer le remplacement, c'est exact. Nous avons globalement 9500 postes d'enseignants du premier degré dans le département »

Les Segpa de Marseille posent un gros problème vu l'éloignement et les transports
M.Trève
. « C'est effectivement un problème que nous évoquons avec le conseil général. Dans le centre-ville de Marseille, nous manquons effectivement de places Segpa. Dans certains collèges, nous enregistrons un nombre important d'élèves en difficulté, en Ambition réussite, qui pourraient relever des structures Segpa. Ce sont des élèves peu mobiles, qui se déplacent peu dont les familles connaissent des difficultés sociales. Avec le conseil général, nous sommes en train de voir comment régler ce problème. Il va y avoir reconstruction des lycées, des locaux seront laissés libres pour les collèges et en particulier pour implanter une Segpa.
Mme Ecochard. « Dans ce domaine, nous ne sommes pas décisionnaires, c'est le rôle de l'académie, nous avons simplement une obligation de moyens. Ceci dit nous menons une réflexion commune sur le centre-ville en particulier."

Les critères pour la participation aux séjours éducatifs et sportifs subventionnés par le Conseil général
Mme Ecochard.
« 8000 collégiens par an partent soit en vacances de févier, Pâques ou l'été dans ces séjours. Les critères de ressources des parents sont prioritaires, mais aussi les critères de sociabilité, les élèves perturbateurs sont évités. Ce n'est pas notre fonction de les déterminer. Nous demandons donc aux principaux de faire les choix. Nous faisons confiance aux principaux et aux CPE. Nous leur demandons de privilégier le critère de ressources ».
Les budgets livres pour les nouveaux collèges
Plan de Cuques classé "nouveau collège" n'a pas pu avoir des livres pour toutes les sections en particulier en anglais et français

M. Trève. « Chaque année, des crédits sont accordés par l'Education nationale soit pour renouveler les livres soit pour en acheter pour les nouveaux collèges. Plan de Cuques était conçu comme un établissement qui était déplacé pendant un certain temps et qui avait réintégré ses locaux. Il est vrai qu'il peut y avoir un décalage. Pour tenir compte de cette adaptation, nous avons décidé une globalisation à partir de l'an prochain. Nil n'y aura pas une ligne budgétaire livres mais un ensemble, cela permettra à l'établissement de jouer sur le budget global. Les fonds sociaux collégien sont pour nous très importants puisqu'ils peuvent aider des enfants en situation difficile à bénéficier d‘aides en particulier pour la restauration. Il arrive que pour certains collèges nous donnions trop et pas assez ailleurs. La globalisation permettra une autonomie plus grande pour les établissements afin de régler des problèmes locaux»

3. L'information pratique

Les classes à horaire aménagé
M.Trève. « Nous en avons une à Marseille, une autre à Aix et nous voulons développer ces unités.. Une classe musique va être aménagée à Istres une en premier degré et une autre en collège. Une classe danse sera ouverte dans les quartiers nord de Marseille (collège Rimbaud), une autre théâtre dans la commune de Martigues
.

3. La place des parents dans le système éducatif

Un des thèmes dominants du Congrès, en particulier au niveau des commissions, portait sur la place des parents. Selon la FCPE, « l'écart entre les textes de référence (décret et circulaire de 2006) et la réalité du terrain est importante, par exemple, la tenue des réunions, conseils de classe, conseils d'administration, conseils d'école, se fait souvent à des horaires non compatibles avec l'activité professionnelle des représentants des parents »
Voir lien
http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=548:parents-deleves-congres-fcpe&catid=56:les-articles&Itemid=70

Gérard Trève, inspecteur d'académie. « J'ai envoyé une circulaire la semaine dernière »
« Il est exact que subsistent des résistances qui créent des tensions qui n'ont pas lieu d'être. Le cadre réglementaire existe et il doit être respecté. Je peux donc vous dire que j'ai envoyé la semaine dernière une circulaire à tous les chefs d'établissement leur rappelant qu'ils doivent tenir des conseils de classe ou autres réunions avec des parents élus le soir, après les cours. Je leur ai même rappelé que le samedi étant un jour ouvrable, il est possible de programmer ce jour là les conseils de classe".

Patrick Flory. « Les circulaires restent lettre morte »
« M. l'inspecteur peut envoyer toutes les circulaires qu'il veut, nous pensons qu'elles restent souvent lettre morte. Dans le second degré, les conseils de classe se déroulent à des heures qui empêchent les parents élus de venir. Une exemple dans le lycée où je suis élu, à Fourcade (Gardanne), les conseils de classe sont tenus sur la journée entière. Et le conseil d'administration est prévu à 16h. Un parent doit prendre des RTT ou un congé pour jouer son rôle. Si on fait le tour des parents qui assistent au Congrès aujourd'hui, je suis certain que des exemples de ce type, on en trouve à la pelle. Je renvoie donc une question à l'inspecteur d'académie. Est-ce qu'il est suivi dans ses consignes ? Si des parents nous font remonter des doléances selon lesquelles ils n'ont pu siéger parce que les conseils ont eu lieu pendant la journée, en commission d'appel, on gagnera à chaque fois, le Tribunal administratif nous donnerait forcément raison. Jusqu'à présent, nous ne sommes jamais allés au TA. Mais s'il n'y a pas plus d'effort de la part de l'administration, cela va coincer. Et l'urgence est là, puisque les conseils de classe vont avoir lieu sous peu et les commissions d‘appel dans un mois. J‘entends également les arguments de nos collègues enseignants avec lesquels nous entretenons des relations de partenariat. Ils me disent qu‘ils ne sont pas payés pour gérer ces conseils de classe en dehors de leur temps de travail, alors que l‘administration leur donne les moyens».

Christophe Doré, secrétaire départemental du SNUipp. « Les conseils d'école se tiennent à des horaires compatibles pour tous »
« Le conseil d'école est inscrit dans la loi, il est hors question pour nous de ne pas tenir les trois réunions par an statutaires et elles sont programmés par établissement en liaison avec les parents élus à des horaires qui conviennent à tous. Ce sont des moments importants pour la vie d'une école, le temps où l'on peut rencontrer les parents. Il est certain qu'il peut exister ici et là des réticences, des résistances à donner un rôle accru aux parents, en particulier sur la pédagogie, car nous restons attachés à ce que les enseignants restent les maitres d'œuvre de ce qui se passe au niveau de l'organisation du temps scolaire et encore plus au niveau de la pédagogie, dont on considère qu'elle est notre domaine réservé. Ce qui ne nous empêche pas d'expliquer, de dire pourquoi on travaille avec telle ou telle méthode mais nous restons les décisionnaires. Rien n'est fermé, à mon sens, on peut en discuter mais dans la mesure de ce qui est possible. En revanche, nous pensons qu'une efficacité plus grande dans le relationnel avec les parents passe par une plus grande décharge des directeurs. Il faut qu'ils aient du temps et de la disponibilité d'esprit pour les recevoir, discuter. S'ils doivent faire cours toute la journée, il est difficile pour eux de se consacrer aux parents en fin de journée ».

4. L'information pratique

Les classes à horaire aménagé
M.Trève, inspecteur d'académie. « Nous en avons une à Marseille, une autre à Aix et nous voulons en développer d'autres. Je peux vous dire ques des classes musique vont être aménagées à Istres, une en premier degré et une autre en collège. Une classe danse sera ouverte dans les quartiers nord de Marseille (collège Rimbaud), une autre en théâtre dans la commune de Martigues
.

5.Ils ont dit

Frédéric Vigouroux, maire de Miramas. « L’école, c’est le dernier bastion de l’égalité sociale. Pour l’Etat, elle ne semble plus la priorité, elle doit le redevenir. La ville de Miramas a doublé ses dotations pour les écoles ».

Aline Maronne, Conseillère régionale. «  Outre la construction des lycées, nous oeuvrons dans le domaine de la restauration. 11 millions de repas sont servis par an pour 86 000 lycéens afin de contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, améliorer la santé, participer au développement durable avec l’introduction de produits frais locaux. Nous avons sollicité le conseil régional  des jeunes pour améliorer les conditions. Je tiens à signaler que Michel Vauzelle a fait élaborer une charte des services publics ».

Janine Ecochard. « Je tiens à m’insurger contre le désengagement de l’Etat en particulier sur le nombre d’adultes présents dans les établissements alors qu’une enseignante vient d’être victime d’une agression dans un établissement près de Toulouse. La réponse du ministre est de parler de sanctuarisation, de montre les murs, mais rien sur le moyens de prévention et d’accompagnement qui me semblent plus importants que les mesures matérielles ».

Gilbert Tomasi (Snes). « La critique de la politique éducative du gouvernement fait un peu consensus entre nous, enseignants et fédération FCPE. Nous voulons des réformes, nous ne sommes pas des partisans du statu quo, mais des réformes discutées, acceptées de tous. Nous n’apprécions pas de voir revenir en catimini par la fenêtre des réformes que nous avons contribué ensemble à combattre et à battre.Exemples:  le retour de la réforme Darcos qui revient par le biais de l’expérimentation dans un certain nombre de lycées de notre département, Diderot, Hugo à Marseille, Duby à Luynes, retour de la mise en cause de la maternelle  à travers les jardins d‘éveil, promus par Mme Morano, cette grande démocrate».

Christophe Doré, secrétaire départemental du SNUipp. « On ne gagnera pas sans les parents la bataille de ces  réformes  qui conduisent à la casse de l’Education. Nous avons mené cette année un certain nombre de luttes avec les parents de la FCPE parce que les autres sont aux abonnés absents, vous le savez mieux que nous.  Nous avons fait ensemble, je crois, un gros travail pour échanger, établir une plate-forme revendicative, nous avons obtenu des choses et nous devons continuer en ce sens »

6. Annexes

Elections  - 12 postes à pourvoir au conseil d'administration . Ont été élus
Fernand AFONSO (sortant), CPE d'appartenance Collège Louis Aragon, Roquevaire
Abassia BACHI (sortante), Maternelle Jules Isaac, Aix
Mohamed BENBELLA, Collège Elsa Triolet, Marseille
Bernard FLOUPIN, (sortant) collège Stéphane Mallarmé, Marseille
Isabelle FIORITO (sortante), collège Château double, Aix
Séverine GIL, groupe La Batarelle, Marseille
Claude GUIGON (sortant), lycée Maurice Genevoix, Marignane
Saïda IKHLEF, lycée Antonin Artaud, Marseille
Bruno MALVEZIN, collège des Caillols, Marseille
Gaële OMBRELLO, groupe Roger Delagnes, Saintes-Maries de la mer
Robert PIOLI, collège Le Ruissatel, Marseille

Les résultats des votes sur les rapports sont :

Nb de Mandats 87

Rapport d'Activité
Pour Contre Abst. NPPV
84 0 2 1
96,55% 2,30% 1,15% 100,00%

Rapport Financier
Pour Contre Abst. NPPV
85 0 1 1
97,70% 1,15% 1,15% 100,00%

Résolution Générale
Pour Contre Abst. NPPV
84 0 2 1
96,55% 2,30% 1,15% 100,00%

Motion
Pour Contre Abst. NPPV
80 0 6 1
91,95% 6,90% 1,15% 100,00%

Texte de la motion
Pour un service public d'éducation ambitieux et des politiques publiques renforçant la
cohésion sociale.

Nous parents d'élèves fédérés au sein de la FCPE, sommes porteurs d'une conception
ambitieuse du service public de l'Education Nationale. Nous revendiquons donc des
politiques renforçant la cohésion et les solidarités sociales. Celles-ci doivent permettre à ce
service public d'assurer ses missions et son rôle d'ascenseur social de la maternelle jusqu'à la
fin des études.

Si elle mise sur l'avenir, une société doit, par son école, susciter un élan novateur formant des
citoyens responsables, solidaires et humanistes. L'Ecole publique, gratuite et laïque doit être
la priorité de la Nation en assurant une éducation de qualité pour tous, dès l'age de deux ans si
les parents le souhaitent.

Les politiques mises en œuvre doivent garantir l'égalité d'accès au savoir, aux examens, et à
la formation pour tous les enfants et les jeunes, quels que soit leur origine, leur culture, leur
milieu. Les diplômes et les programmes doivent être nationaux.

Nous réaffirmons que seuls les établissements publics doivent bénéficier des financements
publics. L'information sur l'orientation doit également rester un service public. Nous refusons
la marchandisation et l'externalisation des services d'aide aux enfants en difficulté. Il est
impératif que les élèves en rupture ou en échec bénéficient de structures adaptées afin de
réintégrer dès que possible le système scolaire général.

L'Etat doit fixer les objectifs précis et garantir l'harmonisation et l'égalité sur l'ensemble du
territoire grâce à l'instauration d'une péréquation pour le financement du service public de
l'Education.

Pour la restauration, l'accueil, les voyages et les sorties, l'accès à la culture et les activités
périscolaire, l'Etat et les collectivités locales doivent définir et garantir, en concertation et en
cohérence, les moyens nécessaires pour répondre aux besoins et contribuer à
l'épanouissement des élèves.

Ces politiques d'éducation seront d'autant plus efficaces pour préserver la mixité sociale et
pour lutter contre les inégalités, qu'elles seront cohérentes avec les autres politiques
publiques.

 

 
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