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Que sera la FSU de Bernadette Groison ?
Pour la première fois dans l'histoire de la FSU, une femme, professeur des écoles, accède seule à la fonction de secrétaire général national de l'organisation. Elle dispose de trois ans pour faire entrer dans les faits les grandes lignes d'action adoptées au cours du Congrès de Lille (1-5 février) par ce syndicat qui compte 163 000 adhérents dont 80% enseignants: en particulier un rapprochement avec les autres syndicats, sans fusion, ni absoption, dans une formule de structure encore à préciser
Mme Groison, qui était la seule à se présenter au poste de secrétaire général, a été élue lors du 6e congrès de la première fédération de l'éducation qui se tenait à Lille. Elle succède à Gérard Aschieri, à la tête de cette organisation depuis neuf ans. C'est la première fois qu'une femme institutrice exerce seule cette fonction au sein de la FSU.
Militante depuis 1989, Mme Groison est issue du SNUipp-FSU, le syndicat des enseignants du primaire, dont les effectifs sont en hausse, alors que l'autre gros syndicat de la FSU, le SNES (collèges et lycées) fait face à une érosion du nombre de ses adhérents. Membre de l'équipe nationale du SNUipp en 1993, elle en a été cosecrétaire de 2004 à 2007.
Elle enseigne actuellement dans une école maternelle de Montrouge (Hauts-de-Seine), où elle fait classe une journée par semaine. Diplômée de l'Institut d'études politiques de Lyon en 1984, titulaire d'une maîtrise en sciences politiques à Lyon-III, elle passe le concours de l'école normale des instituteurs de Dijon en 1988 et accède au corps des professeurs des écoles en 1990. "Quant à mon engagement dans le syndicalisme, c'était pour répondre à mon envie de m'ouvrir à toute une série de questions de société", confie Mme Groison. Après avoir enseigné en Côte-d'Or, puis dans le Rhône, elle est mutée dans les Hauts-de-Seine en 2000. En 2007, elle a repris des études en sciences de l'éducation et obtient deux ans plus tard un master de l'université Paris-VIII, consacré à "la question de l'éducation tout au long de la vie" et la façon de l'envisager dès l'école primaire.
Les quatre thèmes du Congrès
ttp://www.congres.fsu.fr/spip.php?article107
http://www.congres.fsu.fr/spip.php?article115
Le premier édito du secrétaire général
Imposer des alternatives ! La FSU vient de terminer son congrès.
Un congrès peut paraître quelque peu formel aux yeux d'observateurs extérieurs, un peu comme une sorte d'exercice imposé. Mais un congrès reste un moment précieux dans la vie d'une organisation, un moment qui permet aux militants et à tous les syndiqués, de débattre, de réfléchir, d'acter, de conforter, d'innover... bref de poser un instant la machine syndicale pour en ressortir plus fort.
Dans un contexte de crise où les inégalités entre les individus, et aussi entre les territoires, se creusent et où les solidarités sont mises à mal, la FSU a eu à cœur de travailler toutes les questions qui se posent. Elle a traité de la Fonction publique et des services publics, des questions sociales et des droits et libertés, de l'Education et bien sur de l'avenir du syndicalisme.
Beaucoup attendaient la FSU sur cette question. Nous avons réaffirmé la définition de notre U. Ce U qui ne signifie pas Unique mais qui signifie bien Unitaire. Ce U nous conduit à relancer un appel à toutes les organisations syndicales qui souhaitent travailler avec nous.
La FSU propose d'agir pour imposer des alternatives aux politiques actuelles. Car aujourd'hui La responsabilité du mouvement syndical est de mettre en échec ces prétendues réformes qui sont autant de régressions et d'imposer des alternatives à ces politiques libérales destructrices.
Sur tous les secteurs la mobilisation est à l'ordre du jour : retraites, services publics, Fonction publique, Education, emploi, environnement, culture, santé, protection sociale... Cela appelle aussi une convergence de réponses du mouvement syndical.
Face à ces nombreux rendez-vous qui nous attendent, la FSU est prête à y répondre !
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