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Dernier jour pour signer la pétition
Le 4 décembre est la deadline choisie par le groupe des 25 pour clore la campagne/pétition contre le Budget 2010. La FCPE, la FSU, la CGT, SUD Education, le SE UNSA, le SGEN CFDT, les AIL13, la FIDL, l'UNEF entre autres partenaires du Groupe des 25 nommé aussi Collectif "Un pays, Une école, Notre avenir" ont initié une action de protestation contre ce Budget 2010, prévoyant des nouvelles suppressions de postes (1). Cartes de doléances et lettres seront envoyées au ministère et aux parlementaires. Une conférence de presse nationale devrait être tenue dans les jours à venir.
Quels sont les intérêts et les arguments des membres de ce groupe ?
(1) Cliquez sur le lien pour en savoir plus et télécharger lettres et carte de doléance
http://www.uneecole-votreavenir.org/
Collectif "Un pays, une école, notre avenir "
Source: site du collectif
Il s'agit d'un groupe de 25 organisations, syndicats d'enseignants, d'étudiants, de lycéens, une fédération de parents d'élèves, et des associations dites complémentaires d'éducation parce qu'intervenant dans le fonctionnement de l'école. Ce groupement a lancé une campagne d'opinion le 16 novembre dont le but est de "montrer au gouvernement l'ampleur du mécontentement"
"Deux types d'actions :
Une lettre solennelle signée des organisations à adresser aux parlementaires (députés et sénateurs).
Une carte de doléances, à adresser au ministre de l'Éducation nationale, dénonce les conséquences du budget 2010 et indique les axes pour la réussite de tous. Elle contient un espace pour que chaque enseignant, chaque parent, chaque citoyen, individuellement ou collectivement dans son établissement fasse état des manques ou des besoins de son école ou de son établissement."
La deadline a été fixée au 4 décembre pour l'envoi de ces pétitions. Cliquez sur le lien pour en savoir plus et télécharger lettres et carte de doléance
http://www.uneecole-votreavenir.org/
Leurs positions
Suzanne Guilhem, président AIL 13 (Ligue de l'enseignement). "Nous avions effectivement participé à une manifestation l'an passé suite aux menaces qui pesaient sur l'avenir des associations complémentaires de l'Education, le domaine dans lequel nous intervenons. Suite à des négociations avec le ministère, au printemps dernier, nous avons retrouvé des moyens de fonctionner, mais sur la base d'objectifs. Et chaque année il faut produire des dossiers, argumenter pour pouvoir bénéficier de la subvention. Cela crée un climat d'incertitude, et les suppressions annoncées dans le budget 2010 ne sont pas de nature à apaiser nos craintes. On voit bien que la mise à mal de tout ce qui touche directement à l'Ecole en particulier le nombre d'enseignants, rejaillit forcément sur ce qui est notre domaine, le périscolaire. Par exemple, nous intervenons en collège dans les ateliers relais, cinq sur le département, nous pourrions en créer d'autres si l'on prenait en compte la demande existante. Nous intervenons également sur l'accompagnement à la scolarité, mais ce domaine a également de la difficulté à être organisé. Cela se fait dans le cadre des dispositifs mis en place, en particulier dans le domaine du sport puisque nous intervenons avec l'USEP. Nous participons à la formation des élèves délégués et sommes impliqués dans tout ce qui est classes vertes, de neige, etc..Mais nous avons des difficultés à fonctionner avec en particulier un problème sur Ancelle (deux structures) et au Sauze. Ces classes pourtant peuvent être un moyen éducatif important en particulier pour les élèves défavorisés. Vous le rappeliez, Xavier Darcos était venu en 2007 après sa prise de fonction nous dire à quel point les associations complémentaires étaient indispensables, nous avons depuis la sensation d'un double langage. Nous faisons partie du G8, le groupement des associations complémentaires, nous avons été unis jusqu'au bout et cela a porté ses fruits, nous avons obtenu lors de l'accord avec le ministère au printemps quelques moyens, mais ce sont des fonctionnements à court terme. Faudra-t-il à nouveau manifester, négocier pour avoir la reconduction ? Cette incertitude est pesante, il ne nous semble pas que l'éducation soit la priorité de ce gouvernement"
http://www.fail13.org/fede/index.php
Charly Pirani, président de la Jeunesse au Plein Air 13. "La Jeunesse au Plein Air est une confédération qui a pour but de promouvoir le droit aux vacances. Nous regroupons un certain nombre d'associations et depuis toujours, en particulier après guerre, nous organisons des départs pour les colonies de vacances. Nous sommes touchés par les suppressions de postes. Nous bénéficions de mises à disposition (MAD) venant de l'Education nationale qui intervenaient dans les associations complémentaires de l'Ecole dont celles qui s'occupaient du droit aux vacances. A l'heure actuelle, ce ne sont plus des MAD, mais des détachés. Depuis cette rentrée, ils ne sont même plus fonctionnaires de l'Education nationale, ils sont payés par les associations et nous touchons un équivalent...mais qui baisse réguliérement et a été amputé de 25% l'an dernier. Nos moyens s'amenuisent donc. En outre cette tendance constitue une coupure avec le milieu enseignant. Nous ne pourrons plus assurer ces salaires, nous allons donc faire appel à d'autres personnels aussi qualifiés certes, mais sans contact avec cette tradition d'enseignants qui oeuvraient dans le cadre de l'Ecole et en même temps en périscolaire. Nous n'avons plus aucune mise à disposition et nous avons un seul détaché pour deux Régions à la Jeunesse au Plein Air, Paca et Languedoc-Roussillon soit onze départements, il y a 20 ans, chaque département avait son détaché"
Fernand Alonso, secrétaire général FCPE 13: "Nous ne fixons aucun objectif chiffré quant au nombre de signatures que nous espérons obtenir au niveau départemental. Nous avons diffusé auprès de tous nos conseils locaux, comme l'a souhaité notre fédération nationale. Une conférence de presse sera tenue à Paris sans doute avant le vote du budget et fera le point sur cette campagne. Nous avons opté pour ce genre d'action pour nous opposer à la politique budgétaire du gouvernement. Non, nous ne nous sommes pas associés à la grève du 24. Elle s'adressait naturellement d'abord aux personnels de l'Education, et par principe nous ne sommes pas favorables à des grèves qui pénalisent nos enfants. Certes, ce n'est pas la FCPE, ni même le groupe des 25 qui fera flancher ce gouvernement. Ce dernier mène une politique budgétaire de type libéral, nous constatons les conséquences sur le terrain. Par exemple, il n'y a plus de remplaçants, en particulier dans les collèges. Ou les élèves en situation de handicap n'ont pas un nombre suffisant d'AVS, le problème que nous avions soulevé en septembre n'est toujours pas réglé dans l'Académie malgré les assurances du recteur. Les fonds ont été débloqués par l'Etat il y a un peu moins d'un mois, mais il faut embaucher et former ce personnel nouveau. Même constat pour les élèves en difficulté, j'ai pu lire une étude qui analysait que dans certains collèges les évaluations de 6e mesurent un certain niveau de l'élève, certains sortent de 3e avec un niveau inférieur. L'Education nationale peut se poser un certain nombre de questions. Les instances nationales ou académiques sont très promptes à sortir des chiffres qui reflètent une situation presque idylliques, elles ont la passion des évalutions, soit, c'est très bien, mais alors que tout soit évalué !!! La FCPE a ouvert un site nommé Ouyapascours pour mesurer l'impact du manque de remplaçants. Au niveau départemental, nous n'avons pas encore mis en ligne de chiffres, car nous tenons à contrôler l'exactitude des données, mais c'est un fait avéré que certaines classes, dans certaines disciplines n'ont pas d'enseignants devant elles, à cause de la politique de restrictions budgétaires et cela n'est pas acceptable. Nous tenterons de sortir une étude précise avant Noël pour notre département. Dans le collège de ma fille, depuis quelque temps, il y a en moyenne huit professeurs absents par jour, certains de courte durée, mais d'autres non. Un cas a été évoqué en CDEN, le manque de professeurs de latin, au lycée de Miramas, l'enseignant en place est absent depuis presque deux mois, les gamins sont obligés de prendre des cours par correspondance, c'est étonnant non ? Il y a 5 ou 6 ans ce genre de choses était impensable"
Quentin Cohuau, Sgen-Cfdt académique,
qui a participé à la manifestation du 24, alors que la direction nationale n'avait pas donné de mot d'ordre.
"Nous n'avons pas tout à fait la même appréciation que le niveau national. Eux sont noyés dans les réunions ministérielles quotidiennes, nous avons un peu plus de recul au niveau académique pour constater que face à la destruction massive de l'Ecole, le peu d'avancées qu'obtient le Sgen est hélas misérable. Sur celles que nous avons obtenues, les 3/4 ne sont pas respectées en raison de la suppression de postes, je pense au bac pro trois ans, les accords n'ont pas été appliqués parce qu'il n'y a pas les moyens pour créer les CAP, je pense à l'aide personnalisée dans les écoles. Sur la réforme des lycées, on ne peut pas dire que le Sgen national soit satisfait de ce qui a été proposé par le ministère, il dit simplement que dans cette réformette, bien loin de la réforme ambitieuse présentée l'an passé, il y a quelques leviers (lire article sur cette page d'accueil et communiqué commun SE-Unsa, Sgen-Cfdt et Fcpe). En ce qui concerne l'action menée par le groupe des 25, nous sommes en revanche totalement en accord avec notre direction nationale. Mais il est vrai que nous, sur Aix-Marseille, symbolisons l'alternative, l'autre stratégie possible, ceux qui croient à l'action de la grève, nous attendons, nous, beaucoup de l'interpro, de nombreux secteurs sont sur le point de lancer des actions. On verra bien au bout du compte quelle est la stratégie la meilleure".
Alain Barlatier, FSU. "Nous avons été satisfaits de la journée du 24, 40% de grévistes dans le second degré, 50% dans le premier, nous étions au-dessus des moyennes nationales, ce qui est une constante pour l'Académie Aix-Marseille. Cette action du groupe de 25 s'inscrit dans un cadre plus large, dans un contexte d'accord général sur le refus de ce budget 2010. Personne ne sait ce qui va se passer, nous avons l'impression que les trois semaines à venir seront très importantes, mais ce ne sont pas les organisations qui vont décider si on laisse passer ce budget 2010 ou non, ce sont les usagers et les personnels. Il est très important donc que ce groupe des 25 existe, nous considérons que la défense du service public d'éducation ne doit pas reposer que sur les organisations syndicales. Ce dossier concerne toute la société et c'est donc toute la société qui doit se mobiliser. Ce groupe de 25 constitue un élargissement avec la présence des associations, on peut envisager d'aller plus loin. Quand on regarde ce qui se fait à la Poste, il y a un collectif national qui a organisé cette votation populaire ayant recueilli 2,3 millions de suffrages, ce qui est extrêmement important. Nous ne sommes certes pas dans ce schéma qui leur est propre, mais ce que nous cherchons c'est bâtir un mouvement le plus large possible"
SE-Unsa
http://www.se-unsa.org/spip.php?page=article-imprim&id_article=1919&printver=1
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