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Le "Collectif pour la Reconstruction" sort la circulaire n°2009.074
A l'occasion de la conférence de presse donnée hier, jeudi 8, en mairie d'Avignon, le collectif "pour la reconstruction du collège Paul-Giéra" a évoqué ses démarches pour que les autorités utilisent le cadre de la circulaire n°2009-074. Publiée dans le BO du 11 juin dernier elle porte sur la Destruction-Reconstruction de collèges dans les quartiers relevant de la politique de la ville, annonçant qu'une enveloppe de 40 M€ serait débloquée.
Le Collectif dénonce le silence qui a suivi sa démarche. Il a dressé un tableau en plusieurs points de la situation actuelle dans les collèges Vernet, Paul-Giéra et Anselme-Mathieu qui accueillent des élèves précédemment scolarisés dans le collège Ambition réussite du quartier Monclar et aujourd'hui fermé (1). Le 18 juin, Provenceducation avait mis en ligne un article sur cette circulaire qui peut concerner les établissements de dix quartiers dans l'Académie (2).
(1) Les articles mis en ligne portant sur Giéra
http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1219:college&catid=56:les-articles&Itemid=70
http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1259:college-avignon&catid=56:les-articles&Itemid=70 http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1299:mixite-sociale-&catid=56:les-articles&Itemid=70
(2) Mis en ligne sur provenceducation.com du 18 juin
http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=602:plan-espoir-banlieues&catid=56:les-articles&Itemid=70
http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=602:plan-espoir-banlieues&catid=56:les-articles&Itemid=70
http://www.provenceducation.com/index.php?option=com_content&view=article&id=633:circulaire-ministerielle&catid=56:les-articles&Itemid=70
Le Collectif "Pour la reconstruction du collège Paul-Giéra" a tenu une conférence de presse autour de trois grands points
1. La circulaire N°2007-074
"Le 5 mai une circulaire était adressée aux préfets, recteurs et inspecteurs d'académie annonçant qu'une enveloppe de 40 millions d'euros serait débloquée pour l'année 2010-2011 en vue d'aider "à la destruction-reconstruction des collège situés dans les quartiers de la politique de la ville". Une liste définitive des collèges retenus devait être communiquée en juin 2009 (voir ci-dessous3). Or Paul-Giéra répond à tous les critères énoncés (Ndlr voir article 1) pour justifier une inscription sur cette liste. Nous avons écrit au Préfet à ce sujet dès que nous avons eu connaissance de cette circulaire dès le mois de juin. Pas de réponse. Selon cette circulaire, MM le Préfet et Inspecteur d'académie doivent dans un premier temps faire un diagnostic partagé. Le Conseil général et la Mairie doivent conjointement déterminer la situation adaptée pour la scolarisation des jeunes du quartier. La programmation budgétaire est pluri annuelle, l'enveloppe est versée à l'ANRU (agence nationale de rénovations urbaines) dans le cadre d'un projet de Rénovation urbaine. Nous sommes bien dans ce cadre. Il n'y a pas eu volonté de la part du Conseil général 84 de saisir cette opportunité et de modifier la décision prise en février. Nous avons écrit à M.Claude Haut dès le mois de juin à ce sujet. Pas de réponse. Mme Roig, M.Claude Haut, M.le Préfet vont-ils continuer à ignorer ette possibilité de reconstruction ou s'en saisir et préparer le dossier pour que le Conseil général bénéficie de cette aide our 2011-2012 ?"
Question de Provenceducation.com
40 M €, l'enveloppe est bien maigre pour reconstruire un collège, sachant que la reconstruction sur site du vieux collège Darius Milhaud Marseille (12e) va coûter 25Meuros ?
Réponse du collectif. Bien entendu, il faudrait adjoindre à l 'enveloppe Politique de la Ville d'autres financements publics.
(3) NDLR: Nous avons interrogé sur le sujet de cette liste le Comité interministériel des villes (CIV). Et avons reçu la réponse suivante de Corinne Gonthier, responsable de la communication. "Une première liste de 8 collèges a été sélectionnée par un comité national présidé par le Secrétariat général du CIV. Elle n'est pas encore rendue publique car la procédure de financement appelle une délibération du conseil d'administration de l'ANRU, qui doit intervenir avant la fin de l'année"
Soit 5 M€ par collège, si le principe de la ventilation exacte par établissement est adopté.
2. La rentrée 2009-2010 dans les collèges qui accueillent les élèves de Paul Giéra
Le collectif a ensuite fait connaitre les infrmations dont il disposait sur la situation actuelle. "A Mistral et à Vernet, les élèves de Paul-Giéra sont répartis dans les classes comme il avait été annoncé (mais on signale au moins une exception, il s 'agit des classes Danse de 6e à 3e entièrement occupées par les enfants de l'ancien collège Mistral). Anselme Mathieu que l'on a tendance à oublier voit par contre son caractère ségrégatif renforcé. La surcharge des effectifs crée de multiples problèmes d'emploi du temps, ils ont été revus pour la troisième fois dans une 6e à Mistral ou une 4ème à Vernet, trois semaines après la rentrée. A Giéra les élèves étaient 18 à 20 par classe, les effectifs sont désormais de 26 voire 30 en groupe de langue. Les élèves de Vernet ont trois heures de sport d'affilée en 4e, ce qui est beaucoup. Ils se déplacent en bus au campus Robert Schuman/Philippe de Girard quartier Ouest. Des différences de niveau sont d'ores et déjà constatées en Français et en Maths, Mistral et Vernet doivent rapidement mettre en place un soutien scolaire. Mais un parent d'élève de 4ème à Vernet nous a fait savoir qu'un professeur aurait répondu à la demande de sa fille qui souhaitait obtenir un soutien "qu'il ne serait pas mis en place pour les élèves de4ème et de 3ème". A vérifier. (...) Dans l'article consacré au sujet dans le site Mediapart, le Snes annonce son intention de demander au recteur un volant d'heures supplémentaires. (4 lire article ci-dessous) Il y a quelques incidents de discipline, mais cela ne nous parait pas être le plus important. Les deux groupes d'élèves ont l'air de faire des efforts pour se comprendre et on doit les en féliciter"
Journalistes. Combien de familles ont désinscrit leur enfant ?
Collectif. L'administration a parlé de 8 à Mistral et 46 à Vernet, mais c'était en juin pour ce dernier établissement.
Quatre ou cinq parents étaient venus à cette conférence de presse apporter leur témoignage ainsi que trois ou quatre enseignants des établissements concernés. Une enseignante a parlé "d'une nostalgie des enseignants de la situation ante" ce que nous ne trouvons pas dans les déclarations du représentant du Snes dont nous avons mis en ligne les déclarations dans nos précédents articles (1)
3. Les rencontres avec la population
"Une très grande majorité de la population des Quartiers Ouest que nous avons rencontrée soit plus de 2200 personnes exige la renconstruction d'un nouveau collège et cette opinion est partagée au delà des 6000 habitants que compte le coeur de Monclar. (...) Existe-t-il un autre terrain de 21 680 m2 disponible dans le secteur Ouest proche des logements ? Non. Ajoutons que les études pour la reconstruction sont déjà réalisées, que le gymnase et le terrain aménagé pour l'éducation physique sont toujours là, dans l'attente d'un collège. Mais veillons à ce que cela ne soit pas détruit (...) Le Conseil général de Vaucluse a décidé lors de son assemblée de rentrée, le 25 septembre 2009, de remettre le terrain de 21 680 m2 occupé par le collège Paul Giéra à la disposition de la mairie propriétaire. Pourquoi cette hâte ? Le 13 mai dernier, nous avons demandé une rencontre à Mme Roig députée-maire, renouvelée tout le mois de juin, car, pour nous, il est absolument nécessaire de préserver ce terrain pour un nouveau collège. Nous n'avons pas eu de réponse à cette demande. Nous l'avons renouvelée le 6 octobre (...) M.Claude Haut admet dans un de ses courriers que "sa décision de fermeture ne préjuge pas de l'avenir dans le cadre de la rénovation urbaine de Monclar". Mme Roig qui à aucun moment de la procédure ne s'est prononcée est donc d'accord avec la décision de fermeture du collège et des conséquences pour ses administrés, s'exprimant dans la presse en mars, elle dit qu'elle verrait bien l'installation de l'Ecole d'Art sur le terrain de Giéra afin de permettre l'extension de la fondation Lambert. Nous demandons à Mme Roig de considérer l'intérêt collectif comme plus important que l'extension de m2 à la disposition d'une fondation privée"
Article mis en ligne sur Mediapart, écrit par Louise Fessard
Chaque matin, à Avignon, trois bus remplis de collégiens partent de Monclar, le quartier le plus défavorisé d'Avignon où cohabitent population d'origine maghrébine et gens du voyage, pour rejoindre deux établissements favorisés du centre-ville, le collège Mistral et le collège Vernet. Ce n'est pas une nouvelle expérience de busing mais le résultat de la fermeture en juin 2009 du seul collège de Monclar, le collège Giéra, classé «ambition réussite». L'établissement avait perdu près de la moitié de ses effectifs en dix ans, passant de 636 élèves à l'automne 1999 à 322 en 2008. L'assouplissement de la carte scolaire l'a achevé : 87 élèves en moins à la rentrée 2008. Devant cette hémorragie, le Conseil général et le préfet ont décidé en janvier 2009 sa fermeture et ventilé les collégiens intra-muros : 200 vers le collège Mistral (360 élèves à l'origine) et une centaine vers Vernet (463 élèves). Une première en France.
«Devoir accueillir 60% d'élèves en plus, ça n'a rien à voir avec les expériences de transplantation où on envoie une cinquantaine de banlieusards dans un collège chic», s'exclame Marc Jailin, proviseur de la cité scolaire (collège et lycée) Mistral. Aussi, un mois après la rentrée, l'équipe éducative du collège Mistral se garde bien de «crier trop tôt victoire ou au loup». «On gère les problèmes les uns après les autres ; il n'y a pas de recette», dit Marc Jailin.
Principal défi, la différence de niveau dans les classes où les deux publics ont été systématiquement mélangés. S'il existait déjà une certaine mixité sociale à Mistral grâce à l'ouverture d'une filière bilingue anglais-arabe et aux nombreuses dérogations obtenues par des boursiers, 43,3% des enfants viennent de familles favorisées contre 1,8% à Giéra. 86% des élèves de troisième de Mistral sont orientés en seconde générale ; ils sont 30% à Giéra. Un dernier chiffre pour mesurer le grand écart : les sixièmes de Monclar ont eu 80% de réussite aux évaluations nationales en 2008 ; ceux de Giéra moins de 50%. «Dès la première heure de cours, j'ai vu le fossé apparaître, témoigne Sébastien Massonnat, enseignant d'histoire-géographie et représentant du Snes. Je n'avais jamais vécu ça. J'avais donné un exercice facile, que je fais toujours pour commencer l'année en éducation civique : des saynètes de la vie quotidienne qu'il faut décrire à l'oral. Des élèves de quatrième m'ont dit, très gentiment : "On ne comprend pas !".» «C'est un monde énorme entre les élèves même s'il y avait aussi de très bons élèves à Giéra», confirme Marc Jailin. D'ici décembre, les enseignants partageront leurs pratiques au sein de stages de formation sur la gestion de l'hétérogénéité culturelle. «L'idée est que les faibles soient tirés par le haut par les plus forts», résume Sébastien Massonnat. «Mais il ne faut pas que l'écart soit trop grand sinon c'est la dynamique inverse qui risque d'avoir lieu.» Seule une partie des moyens supplémentaires (les 36 heures «ambition réussite») du collège Giéra ont été transférés. La centaine d'heures, dites d'autonomie et attribuées par l'inspection académique, qui permettait de faire du soutien en très petits groupes à Giéra, a disparu dans l'opération. Et les élèves passent de classes de 20 (la norme en collège «ambition réussite») à des effectifs de 26, voire 30 élèves en groupe de langue. «Ceux qui ont des difficultés avaient plus de moyens de s'en sortir à Giéra, estime Sébastien Massonnat. C'est une vraie hypocrisie de dire que la fermeture a été faite pour leur bien alors que la motivation première était financière.» Les représentants du Snes ont réclamé un volant d'heures en plus au recteur d'Aix-Marseille. Mais, même s'ils les obtenaient, ils savent qu'il n'y aurait pas de salle, ni de créneau horaire pour les utiliser, car la cité scolaire, comme l'emploi du temps des élèves, sont pleins à craquer Le verdict sera aussi celui des parents. «Il faut maintenir un certain niveau de cours pour que les bons élèves ne partent pas», note Philippe Brenier, professeur d'histoire-géographie, lui aussi transféré de Giéra. Depuis la rentrée, seule une dizaine de parents ont retiré leur enfant pour le mettre dans le privé. Une révolution à Mistral, cité scolaire qui recrute dans tout le grand Sud grâce à ses multiples options (langues rares, cinéma, danse, théâtre, etc.) et ses classes préparatoires. «Avant on se pintait pour venir ici», rigole le proviseur. «Notre pire ennemi maintenant, ce sont les rumeurs. Dernièrement le journal La Provence a annoncé qu'il y avait déjà eu cinq conseils de discipline alors qu'un seul est prévu.» Dans la cour Juliette, une élève de troisième ne regrette pas d'être restée à Mistral «avec ses copines» malgré l'avis de sa mère. «Elle avait peur que tous les nouveaux élèves soient durs et que je n'arrive pas à me concentrer en classe, explique l'adolescente de quatorze ans. Mais, en fait, ça se passe très bien.» Absentéisme en hausse, revendications pour de la viande halal à la cantine, bousculades dans les couloirs, quelques cartables «visités» : les couacs de la vie quotidienne sont eux minimes et presque tous liés au nombre important d'élèves, selon l'équipe éducative. Qui demeure sur le qui-vive. «Les élèves de Giéra ont un gros problème de maîtrise de la langue, précise Fabienne Côte, une de deux conseillères principales d'éducation (CPE). Donc sur une situation de conflit ou de chahut, ça part beaucoup plus vite.» «On est passé d'un collège poupoune, avec de gentils petits enfants qui ne faisaient pas attention à leurs affaires, à un vrai collège», résume Marc Jailin. Quant à la cantine, pas question de proposer de la viande halal, «nous faisons plus souvent du poisson, c'est tout». Au collège Giéra, ils faisaient pour ceux qui mangent halal ou pas, regrette Hinde, douze ans. Ici ils s'en foutent.» Cécilia, treize ans, hausse les épaules. «Ma mère m'a dit tant que tu ne manges pas de porc, ça va», dit-elle. Encore un peu perdues dans cette immense cité scolaire, «Pour dire la vérité à Giéra, il n'y avait que des gens d'origine maghrébine ; on pensait plus à s'amuser qu'à travailler», pouffe Sandra, treize ans, elle-même d'origine maghrébine. «Ici c'est mieux pour notre éducation.» Dans la balance aussi, la carte de transports gratuite (ainsi que la cantine mais ça ne compte pas), le tout financé par le conseil général pour les élèves qui étaient scolarisés à Giéra. «On peut aller au centre-ville le week-end», apprécie Judicaëlle, treize ans.
Choqué par les conséquences, dans son département du Vaucluse, de l'assouplissement progressif de la carte scolaire décidé en 2007 par Nicolas Sarkozy, le sénateur UMP, Alain Dufaut, a déposé début septembre 2009 une proposition de loi visant à en corriger les effets et à réintroduire de la mixité sociale à l'école.
Interview d'Alain Dufaut (sénateur UMP) réalisée sur MediaPart (accès payant mediapart.fr)
A Avignon, 322 élèves du quartier défavorisé de Monclar ont dû prendre à la rentrée le chemin de deux collèges du centre-ville, leur collège, classé «ambition réussite» et en sous-effectif, ayant été démoli. Etablissement ghettoïsé, le collège Giéra avait encore perdu 87 élèves à la rentrée 2008, une fuite accélérée par l'assouplissement de la carte scolaire qui, depuis trois ans, permet aux parents de choisir plus librement l'école de leurs enfants. Entretien. Comment en est-on arrivé à une telle situation, la fermeture pure et simple d'un collège dans un quartier défavorisé? Le collège Giéra est le premier des 254 collèges du réseau Ambition Réussite à fermer. D'autres sont menacés, car leurs effectifs baissent depuis deux ans, mais il n'y a pas pour l'instant de volonté politique de les fermer. A Monclar, se sont conjugués les effets pervers de l'assouplissement de la carte scolaire et une volonté politique de l'exécutif départemental socialiste de fermer ce collège qui se trouve sur mon canton [Alain Dufaut est conseiller général d'Avignon Ouest, NDLR]. Malgré le vote de la reconstruction en avril 2005, le conseil général du Vaucluse a sans cesse différé les crédits, ce qui a contribué à démobiliser les enseignants de Giéra et a incité les parents des meilleurs élèves à les mettre ailleurs. L'assouplissement de la carte scolaire n'a rien arrangé. Cette mesure a eu tendance à vider les établissements des quartiers défavorisés de leurs meilleurs élèves. Quelles sont les conséquences pour Monclar ? Pour ce quartier, le plus défavorisé du département, où 90% de la population est d'origine maghrébine ou fait partie des gens du voyage, c'est un drame social. C'était le dernier service public qui existait. Grâce à ce collège, beaucoup de gamins s'en étaient sortis par le haut, vers le lycée professionnel par exemple. Il y avait des professeurs parlant arabe pour les primo-arrivants, des éducateurs en dehors du temps scolaire dans le cadre du dispositif "école ouverte": autant de moyens que ces jeunes ne retrouveront pas en centre-ville. La clef de la réussite, c'est la proximité: il y avait déjà un absentéisme important, imaginez ce que ça va être si les gamins doivent prendre le bus pour aller en cours. Quitter les quartiers sensibles comme ça, c'est une véritable désertion de l'éducation nationale. Que proposez-vous? Faut-il revenir à une sectorisation plus stricte ? Non, car l'assouplissement de la carte scolaire a eu le mérite de lever l'hypocrisie sur des dérogations qui profitaient toujours aux mêmes. Mais il faut compenser les effets de l'assouplissement dans les quartiers les plus sensibles en attirant de bons élèves de l'extérieur. Ce n'est pas très compliqué. Quand j'étais adjoint au maire d'Avignon dans les années 1980, j'avais créé cinq classes de sport-études dans des établissements délaissés et ça marchait. Ça peut aussi passer par l'enseignement de disciplines artistiques ou des langues rares pour améliorer l'image de ces collèges.
N'est-ce pas déjà le cas avec le dispositif d'éducation prioritaire? En tout cas, ça ne se fait pas dans mon département. Peut-être faudrait-il mettre un terme au saupoudrage excessif des crédits pour les concentrer sur certains établissements situés en zone prioritaire et parvenir, entre autres, à y instaurer un maximum de vingt élèves par classe.
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