» Menaces sur les revues de l’Institut Français de l’Education  » (FSU )

5 juil, 2013 par

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L’Institut Français de l’Education (qui dépend de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon) propose une réflexion sur le métier d’enseignant et son environnement (sociétés, histoire) au travers en particulier de  six revues (Éducation et sociétés, Histoire de l’éducation,  Recherches en Didactique des Sciences et des Technologies, Recherche et  Formation, Repères, Revue française de pédagogie). Or selon la FSU leur bon fonctionnement est entravé par des restrictions de financements. La FSU demande au ministère de prendre ses responsabilités. « L’ENS souhaiterait désormais que des laboratoires prennent en charge ces  coûts, faisant comme si ces revues en émanaient, et n’assumant pas sa  mission nationale et internationale, via l’IFE, de diffusion et  de structuration de la recherche en éducation. Ces revues, qui sont  toutes classées comme revues de référence par l’AERES et le CNU, et dont  certaines figurent dans le classement de l’European Science Foundation,  jouent un rôle important dans la diffusion des résultats de recherche  en éducation, dans la vie scientifique des équipes de recherche, dans la  formation des professionnels de l’éducation, des acteurs et des  décideurs ayant des responsabilités dans le domaine éducatif. Leur  affaiblissement, voire leur disparition, serait incompréhensible à un  moment où le ministère affirme par ailleurs l’importance des recherches  dans le domaine, tout particulièrement pour éclairer les politiques  d’éducation prioritaire et contribuer de façon plus importante à la  formation des enseignants. »

Communiqué FSU

Menaces sur les revues de l’Institut Français de l’Éducation : le ministère doit prendre ses responsabilités
Depuis  la dissolution de l’Institut National de Recherche Pédagogique en 2010  et sa transformation en Institut Français de l’Education, composante de  l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, les revues de recherche en éducation  qu’il abrite (Éducation et sociétés, Histoire de l’éducation,  Recherches en Didactique des Sciences et des Technologies, Recherche et  Formation, Repères, Revue française de pédagogie) relèvent du  service des publications de l’ENS. Or celle-ci se désengage de leur  gestion en disant ne plus pouvoir assumer seule le coût de leur  fonctionnement. Cela se traduit par des restrictions des financements  des réunions de leurs comités, des réductions des traductions des  articles, une diminution du temps de secrétariat de rédaction consacré à  ces revues, la dénonciation des conventions avec les universités  d’appartenance de plusieurs des rédacteurs en chef incluant des  aménagements de service qui leur permettent de mener à bien leur  mission.
L’ENS souhaiterait désormais que des laboratoires prennent en charge ces  coûts, faisant comme si ces revues en émanaient, et n’assumant pas sa  mission nationale et internationale, via l’IFE, de diffusion et  de structuration de la recherche en éducation. Ces revues, qui sont  toutes classées comme revues de référence par l’AERES et le CNU, et dont  certaines figurent dans le classement de l’European Science Foundation,  jouent un rôle important dans la diffusion des résultats de recherche  en éducation, dans la vie scientifique des équipes de recherche, dans la  formation des professionnels de l’éducation, des acteurs et des  décideurs ayant des responsabilités dans le domaine éducatif. Leur  affaiblissement, voire leur disparition, serait incompréhensible à un  moment où le ministère affirme par ailleurs l’importance des recherches  dans le domaine, tout particulièrement pour éclairer les politiques  d’éducation prioritaire et contribuer de façon plus importante à la  formation des enseignants. Déjà menacées, comme l’ensemble des revues en  sciences humaines et sociales, par une directive européenne qui tente  de leur appliquer un régime économique conçu pour d’autres disciplines  et d’autres traditions de recherche, elles survivraient difficilement  aux mesures annoncées.
Le SNESUP soutient la motion que la 70ème section du CNU  a adoptée à  l’unanimité  demandant que « les revues faisant référence, chacune avec  sa spécificité scientifique, continuent d’être soutenues par l’IFE et  l’ENS, au rayonnement national et international desquels elles  contribuent dans le champ des recherches en éducation. ».
Le SNESUP appelle  la communauté  universitaire à se mobiliser pour s’opposer à un affaiblissement de ce  maillon essentiel de la recherche que sont les publications et pour  exiger du ministère qu’il prenne ses responsabilités en la matière.

 

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